Chapitre XLVI
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Publication du Dernier des Abencerrages. - Historique de ce manuscrit. - Idées dominantes en 1810, lors de sa composition. - Ses élémens de succès alors. — Naissance du romantisme après la restauration. - Désavantages du Dernier des Abencerrages en 1826. - Analyse de cet ouvrage.
Voilà un joli conte que vous ferez valoir
en le contant avec grâce.
Paul-Louis courier
L'ouvrage le plus impatiemment attendu de toute la collection c'était le Dernier des Abencerrages. Il n'eut pas un succès proprement dit. On s'attendait... à quoi ne pas s'attendre avec M. de Chateaubriand, et surtout avec un pareil sujet, les Abencerrages! On s'attendait à du chatoyant, à de l'enchanteur, à une pluie d'étincelles, à une ondée de poésie. On s'attendait à de la vérité relevée de coloris, car on savait ce que Florian avait tiré des chroniqueurs hispanoarabes.
Rien de tout cela, ou du moins bien peu.
C'est que l'auteur avait laissé vieillir son œuvre en portefeuille. Composé au retour de la Terre-Sainte par l'Espagne, lorsque les ogives mauresques de l'Alhambra et la coupole de la mosquée de Cordoue se détachaient dans les horizons de son imagination, ce livre ne s'était adressé qu'à son public naturel, au public de 1810; ce public ne le connut pas. L'inflexible cassette le retint sept ans et plus ; mais Horace, qui en donne le conseil, n'a pas toujours raison ; aujourd'hui que l'on vit si vite surtout ! Puis, dans un embarras pécuniaire, M. de Chateaubriand offrit son Abencerrage pour garant ; le prêteur eut la délicatesse de ne pas garder un aussi précieux nantissement, nantissement de poète. Il rentra dans la cassette pour n'en sortir qu'en 1826. Mais que l'esprit public avait déjà subi de modifications !
Voyez, connaissait-on le mot romantisme alors? c'était tout au plus comme un de ces murmures intérieurs, inconnus, qui font rêver avec délice la jeune fille,
De ses quinze ans doucement tourmentée, comme a dit un classique.
Alors cette pléiade de l'empire, cette pléiade des Lemercier, Jouy, Duval, Dupaty, Arnault, Étienne, Andrieux, Soumet, Baour-Lormian, qui se sont endormis dans la paix des justes après avoir fait rage pour Aristote, et en attendant la Jérusalem-Nouvelle ressuscitant du désert, cette pléiade, dis-je, brillait de tout son éclat. L'Abencerrage ne le craignait point cet éclat cependant: l'horizon n'étalait que des livres qui se distinguaient le plus souvent par leur orthodoxie académique.
Le règne de la littérature impériale se prolongea encore par-delà celui de l'empereur. Bien que le grand homme fut si insensible à ses beautés, qu'il lui était rare d'articuler un vers sans le raccourcir de quelques syllabes, ou l'étendre jusqu'à quatorze ou quinze, néanmoins il pensionnait tout ce monde poète, pour absorber toute affection ; on eût été sans cela capable de songer à la liberté de la presse ou à la république. Il réussissait au-delà de ses désirs.
Alors l'Académie était un puissant sénat.
Vint la restauration, et la restauration donna du relief à ces célébrités embaumées à l'Institut; voici comment :
Elle avait à éparpiller ses récompenses sur les siens. Messieurs de la littérature impériale jetèrent les hauts cris, ils répétèrent le mot qui a toujours un si heureux succès, ce mot que les Saint-Simoniens voudraient bien pouvoir jeter dans le public, le mot persécution. Le monde se passionna, s'échauffa pour ces intéressans messieurs si indignement dépensionnés; ils inventèrent le libéralisme, ils se précipitèrent dans l'arène des journaux, y campèrent, s'y établirent, n'y laissèrent pénétrer qu'eux et leurs amis ; eux et leurs amis se louèrent, relouèrent dans les feuilles; il n'y eut de beau, d'admirable que Bélisaire, que les Délateurs, que la Jérusalem traduite en vers français. Grâces à leurs cris, à leurs gémissemens, aux stygmates qu'ils montraient sur l'Agora, ils se donnèrent le public pour garde, ils s'en firent idolâtrer, comme dépositaires du feu sacré; eux, classiques et louangeurs de Napoléon !
Mais cela pouvait-il durer? Continuateurs du siècle de Louis XIV et de Louis A.V, ils ne pouvaient que faire de l'aristocratie en vers et en prose, comme ils en avaient fait en réalité sous les inspirations et le charme de la noblesse de l'empire. De là une fausse position, une contradiction entre les philippiques et leur tendance. Refléter le grand siècle, qui lui-même était un reflet de Rome et d'Athènes, il n'y avait pas la de quoi illusionner long-temps des admirateurs pris dans l'esprit de parti.
Une circonstance favorisa la jeune école, qui, a peine parue, détrôna la pléiade.
Racine, Corneille, Boileau, n'avaient d'études que celles des langues mortes ; ils infusaient, il est vrai, pour édulcorer la république, une décoction de galanterie et d'exquise politesse de l'OEil-de-Bœuf. Voltaire et les philosophes firent comme ils purent ; mais il est certain que de nos deux siècles littéraires, nul n'alla s'enquérir ' de Froissart, de Joinville, de Brantôme, de Ducange, de l'Estoile, de Sauvai. Cependant, il y avait là-dedans d'importantes leçons pour la monarchie restaurée, des exemples de misère, des souvenirs à flageller.
La jeune école s'en empara. Les Guises, les Montmorency, les Charles IX, les Henri III, les Cinq-Mars furent évoqués de leurs in-folio, où messieurs de l'empire n'auraient pu aller les chercher, embarrassés qu'ils auraient été d'en déchiffrer les caractères gothiques.
En fouillant dans les annales du passé pour expliquer et démontrer le présent, l'énergie dramatique, le coloris pittoresque, la nationalité des choses et des hommes ne pouvaient manquer de frapper l'homme de lettres, et par suite le public. Dès que les nouvelles œuvres parurent, ce public y courut.
D'autres listes de célébrités circulèrent depuis lors : l'auteur de Clara Gazul, ceux des Soirées de Neuilly, celui de Henri III, Hugo, les Des-champs, Alfred de Vigny, Lamartine, les deux Thierry, Mignet, Depping, de Barante, Capefigue et autres acquéreurs des sympathies publiques ; leurs œuvres chaudes, énergiques, riches, et toutes dans le système de l'auteur des Martyrs, n'ont pas été sans atteindre quelquefois le degré de vivacité, de coloris du maître. Ils l'ont dépassé quand il s'est endormi ; et parfois dormitat bonus Homerus, l'Abencerrage le prouve. Cette composition, nous l'avons dit, eût lait effet en 1810; en 1826 elle était dépassée.
Brillante tribu que celle des Abencerrages, qui parsema toute l'Espagne de ses hauts faits, tribu dont la galanterie, la générosité, égalèrent toujours les belles vertus de nos chevaliers , héros si poétiques et si indignement dédaignés par les lettres françaises ( malheureux Cervantes ! ). Tribu dont les flottantes aigrettes, les dolmans soyeux brodés d'or voltigeaient sur le vol des rapides coursiers, et faisaient de Grenade une ville flamboyante de luxe, de pierreries.
A ce mot d'Abencerrages on s'attend au panorama prismatique de l'un des plus beaux siècles du kalifat d'occident : point du tout. Il est vrai, il n'y a pas de supercherie de la part de l'auteur , ni mauvaise volonté, ni attrape. Le titre vous parle du dernier des Abencerrages. Si votre imagination galope en évaporée, en vraie folle, tant pis. L'auteur ne vous promet ni les Abdérames vainqueurs de tonte l'Espagne gothe, et passant les Pyrénées, sans se douter qu'il y a là , dans les roches des Asturies, le glaive caché de Pélage ; il ne vous promet pas non plus ce Vclid qui murait de pièces d'or les portes de Zehra son odalisque, belle boudeuse! C'est un temps de décadence, de deuil qu'il vous annonce : Le dernier des Abencerrages. Rengainez vos fantaisies d'imagination.
Aussi cet Abencerrage est-il, non un brillant chevalier, mais un herboriste. M. de Chateaubriand lui fait faire du sentiment à tout pas ; il y a plus du René dans Aben-Hamet que de l'Abdérame; et vraiment ce caractère rêveur, mélancolique de nos pulmoniques, de nos phthisiques, va-t-il à ces hommes du Midi, dont la pensée ne se repliait jamais au dedans ? Arabes et Espagnols ont sans doute des douleurs, des regrets comme tous les êtres humains ici-bas ; mais c'est plus extérieur; ils versent d'abondantes larmes, ils tirent le cimeterre, se vengent ou succombent. Pourquoi traîneraient-ils toute leur vie un spleen rongeur? C'était écrit! dit le musulman, et il se résigne ; mais auparavant il a brisé son damas.
Toute cette tristesse de l'ouvrage est donc fausse ; mais ce qu'il y a de beau, de vrai, de précieux, c'est la perspective de Grenade ; l'auteur venait de la visiter, cette métropole des émirs, il venait de la voir avec ses deux collines étagées de maisons, et entr'ouverte comme une grenade. Il venait de se désaltérer dans son Douro, dans son Xenil ; il s'était égaré dans sa Vega aux flots de verdure, dans son Alhambra, et son Généralif et son Albayzin, toutes ces merveilles de la civilisation de par - delà la mer d'Egypte, qui avait campé la en armes huit siècles.
L'herboriste Abencerrage vient done d'Afrique revoir cette terre de bonheur... hélas ! possédée par ses ancêtres. il parcourt tous ces ponts arabes, ces tours arabes, ces jardins arabes, la larme à l'œil. N'importe, au milieu de sa suffocation, il s'éprend d'une Espagnole; elle sortait en mantille dès le matin pour aller à l'église.
Mais quoi ! cette noble Grenadine de la famille du Cid de Bivar, dans un temps où la grandesse se haussait sur toute sa morgue d'illustration, devient, elle aussi, amoureuse de notre chercheur de simples ! et cela au moment où le fanatisme religieux remuait encore ce monde-la, où le mépris se déversait à grands flots sur les Morisques! race vaincue demeurée sur la terre où elle avait été vaincue. N'importe; la noble senora se laisse aller à sa passion ; retirée dans une maison de campagne, elle chante l'hymne guerrier des Abencerrages.
Aben-Hamet passait par là filant le parlait amour et herborisant. Il entend, reconnaît cette voix et le chant national. Il se précipite, effraie, finit par être accueilli par le comte de Bivar, avec invitation de revenir. Est-ce vraisemblable?
› Ecoutez : « Vous devez avoir envie de visiter l'Alhambra » dit Blanca ( la senora en question ) ; et la voilà menant son musulman, en costume oriental, à Grenade; ils chevauchent tous les deux par la ville, ils entrent dans ce fameux palais. Ici une description belle, vraie, vraie surtout, et faite sur lieu. C'est ce magnifique ouvrage des Emir-al-Muménin, c'est l'Alhambra.
Dans la cour des Lions, ils se font une mutuelle déclaration d'amour. La difficulté, c'est que l'un et l'autre voudrait que son objet adoré changeât de religion ; n'importe, ils se jurent foi éternelle, amour sans fin; mais pour rendre la chose encore plus invraisemblable, l'Abencerrage se fait un plaisir de cacher à dona Blanca son illustre origine; il veut se donner le plaisir d'être aimé pour lui-même. Notez que tout cela se passe au clair de la lune, dans les ruines de l'Alhambra. Que penser d'une fière Espagnole qui, à cette heure, se trouve là avec un Morisque? Le digne homme que le comte de Santa Fé son père !
Aben-Hamet apprend d'Afrique que sa mère s'en va mourir. Il retourne auprès d'elle , puis il revient après sa mort à Malaga. La, la senora s'était fait conduire par cet excellent père, qui ne se doute jamais de rien.
Je ne puis résister au plaisir de transcrire ce retour. M. de Chateaubriand est toujours lui-même pour le charme du style.
« Un jour qu'elle errait sur les grèves, elle aperçut une longue barque dont la proue élevée, le mât penché et la voile latine annonçaient l'ć- légant génie des Maures. Blanca court au port, et voit bientôt entrer le vaisseau barbaresque qui faisait écumer l'onde sous la rapidité de sa course. Un Maure, couvert de superbes habits, se tenait debout sur la proue. Derrière lui deux esclaves noirs arrêtaient par le frein un cheval arabe, dont les naseaux fumans et les crins épars annonçaient à la fois son naturel ardent et la frayeur que lui inspirait le bruit des vagues. La barque arrive, abaisse ses voiles, touche au môle, présente le flanc : le Maure s'élance sur la rive qui retentit du son de ses armes. Les esclaves font sortir le coursier tigré comme un léopard, qui hennit et bondit de joie en retrouvant la terre. D'autres esclaves descendent doucement une corbeille où reposait une gazelle couchée parmi des feuilles de palmier. Ses jambes fines étaient attachées et ployées sous elle, de peur qu'elles ne se fussent brisées par le mouvement du vaisseau : elle portait un collier de grain d'aloès; et sur une plaque d'or qui servait à rejoindre les deux bouts du collier, étaient gravés, en arabe, un nom et un talisman »
L'Arabe passe encore une année à Grenade avec sa belle sans être plus avancé, repart pour l'Afrique, et revient.
Hélas! à ce retour-ci point de dona Blanca sur la rive. Point de voile soyeux, point de mantille écarlate, rien. L'auteur nous présente un de ses propres aïeux par les femmes, Thomas de Lautrec, fait prisonnier à Pavie. Don Carlos, fils du comte de Santa-Fé, est son ami; c'est une de ces amitiés chaudes et généreuses, une de ces amitiés comme on en voyait encore au déclin de la chevalerie, une de ces amitiés passionnées, vives, comme les sentait Florian.
Cet aïeul, le voici :
« Aux pieds de dona Blanca était assis un jeune homme qui la regardait en silence, dans une espèce de ravissement. Ce jeune homme portait un haut-de-chausses de buffle, et un pourpoint de même couleur, serré par un ceinturon d'où pendait une épée aux fleurs de lis. Un manteau de soie était jeté sur ses épaules et sa tête était couverte d'un chapeau à petits bords, ombragé de plumes ; une fraise de dentelles rabattue sur sa poitrine, laissait voir son cou découvert. Deux moustaches noires comme l'ébène donnaient à son visage naturellement doux un air mâle et guerrier. De larges bottes qui tombaient et se repliaient sur ses pieds, portaient l'éperon d'or, marque de la chevalerie »
Ut pictura poesis. Léopold Robert, Delacroix, Horace Vernet n'évoqueraient pas mieux Lautrec sur la toile.
Don Carlos, frère de Blanca, devine son amour pour le Maure. Il vole chez lui: « Maure, lui dit-il, renonce à ma sœur, ou accepte le combat. »
Je ne suis pas chevalier, lui répond Aben-Hamet ; don Carlos l'arme chevalier.
Voici une de ces situations qui mouvementent l'Orlando furioso ; mais M. de Chateaubriand se perd là où se sublimisait le poète Ferrarais. L'Abencerrage coupe la jambe du cheval de don Carlos. L'auteur oublie-t-il, lui si soigneux de chevalerie, que c'était là une infamie ? frapper sur le destrier de l'adversaire ! Ils s'attaquent à pied. Carlos brise sa flamberge sur les armes damasquinées du Maure ; pour cela il a la bonté de s'avouer vaincu. Il regarde comme une grande générosité de ce que son antagoniste ne le tue pas. Tout cela ment à l'époque, à la chevalerie, aux mœurs.
Ce Carlos armant chevalier son ennemi ! l'Abencerrage obligé de combattre le frère de sa bien-aimée ! Qui, il y avait du drame. Comme l'Arioste, même le Boyard , même le Pulci en auraient tiré parti, même Miguel Cervantes, tout contempteur qu'il était de la sainte chevalerie ! M. de Chateaubriand l'a manquée, cette situation, la étriquée, inachevée. C'est bien autre chose que son Aben-Hamet et son don Carlos, ce Roger et ce Renaud qui combattent dans le camp de Charlemagne ! Cette Bradamante, à l'armure inconnue, qui va défier son cher Roger aux portes d'Arles! M. de Chateaubriand, partisan avoué des manoirs, des grands coups d'épée, des institutions, de la société féodale enfin, pourquoi n'a-t-il pas déployé ici toute la splendeur de son talent? il s'agissait de leur réhabilitation .
Inférieur à Florian ! ce n'est pas que l'auteur de Gonzalve de Cordoue l'égale pour la narration, bien qu'il ait du style, lui aussi; mais Gonzalve, mais Lara, mais Almanzor, mais Zulema, ont bien d'autres proportions, bien une autre vie, bien un autre feu ! En outre, c'est une contexture, c'est une variété, une richesse d'épisodes, c'est un talent d'enchaînement dans ce Gonzalve de Cordoue, qui en font comme une petite Jérusalem délivrée. M. de Chateaubriand a pour lui son coloris; et puis cette nouvelle, c'est une topographie vraie, précise en même temps que poétique, de Grenade..
Voyons la fin de ce duel :
Blanca et Lautrec arrivent; paix s'ensuit. L'Abencerrage, invitéde nouveau aux assemblées du comte de Santa-Fé, se sent porté par diverses circonstances à se faire chrétien. C'était à peu près décidé, mais il apprend que la famille qui le reçoit si cordialement, à laquelle il est sur le point de s'unir, a jadis dépouillé la sienne de ses biens, que ses ancêtres sont morts de la main des ancêtres de l'Espagnol. Il n'y peut résister. C'en est fait, il renonce a son amour, il retourne en Afrique, il va mourir au pèlerinage de la Mecque.
Tel est le tissu de cette nouvelle. Il y a beaucoup de charme d'élocution, sans doute trop même de poésie pour ce genre de récit; mais ce n'est pas un défaut quand la scène, les temps, les personnages ont vécu de poésie, en demandent pour revivre. Généralement ce qui manque le plus à M. de Chateaubriand, il le fallait ici ; il fallait de l'énergie, de mâles accords, il fallait de la fougue à ces Abencerrages, à ces chevaliers; et Eudore nous a déjà appris que le poète, sensible, plein d'onction, n'entend rien à cette
Furia grande e sonorosa Que o peito acende e a cor ao gesto muda, sans laquelle l'épopée ne va pas, au dire du Camoëns, qui s'y entendait. Les livres de piété nous ont gâté M. de Chateaubriand.
N'importe, en 1810 l'ouvrage aurait ému. C'est que l'auteur peint à larges traits, rehausse le caractère espagnol; c'est qu'il en met en relief les qualités saisissantes, comme la haine de l'étranger, l'infatigable persévérance ; c'est que le parti du mouvement ne pouvait alors faire de l'opposition que contre l'empereur, oui, contre l'empereur Napoléon. Tel qui aujourd'hui impérialise ses vers, se fait emprisonner pour l'Homme, le Fils de l'Homme, le Petit Chapeau, alors se faisait réformer ou achetait un remplaçant. La guerre d'Espagne déplaisait, on se serait arraché l'ouvrage.
Il a vu le jour en 1826 ; mais les faiseurs d'opposition et les curieux qui s'attachent à leurs pas, étaient passés du côté de l'empereur. Non erat hic locus.