Octobre 1806, sommet du voyage en Orient.
En bref
| Dates | 4 octobre 1806 (arrivée ; il repart quelques heures après pour Bethléem et la mer Morte) ; retour dans la nuit du 6 au 7 ; départ le 12 octobre (dates de l’Itinéraire). |
|---|---|
| Logement | Le couvent latin de Saint-Sauveur (franciscains de la Custodie) : « la chambre d’honneur des pèlerins », où le procureur général, le Père Clément Perès, fait porter ses bagages. |
| Hôtes | Le Père Bonaventure de Nola, gardien du couvent, à qui il remet une lettre du général Sebastiani ; il est fait chevalier du Saint-Sépulcre. |
| Certitude | Certain (Itinéraire, IIIe à Ve parties). |
Le lieu
La ville sainte occupe un plateau calcaire des monts de Judée, cernée par les vallées du Cédron et de la Géhenne, face au mont des Oliviers.
Histoire
Possession ottomane, Jérusalem compte quelques milliers d’habitants. Chateaubriand y est reçu au couvent latin et est fait chevalier du Saint-Sépulcre ; il visite l’église du Saint-Sépulcre, ravagée par un incendie en octobre 1808, deux ans après son passage. La date de la première revue des lieux saints (7 octobre) et celle de son départ pour le Jourdain (12 octobre) sont celles de l’Itinéraire ; les autres jours du séjour sont discutés (voir les entrées du journal).
Le couvent de Saint-Sauveur
« Je remis an père Bonaventure de Nola, gardien du couvent, une lettre de M. le général Sebastiani. »
Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, IIIe partie. · Lire le passage
« Le père Clément Perès, procureur général du couvent, homme très instruit, d’un esprit fin, orné et agréable, me conduisit à la chambre d’honneur des pèlerins. »
Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, IIIe partie. · Lire le passage
« Il était minuit. Ali-Aga se fit ouvrir. Les six Arabes retournèrent à Bethléem. Nous rentrâmes au couvent. »
Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, IIIe partie. · Lire le passage
Ce qu’il en écrit
« L’église du Saint-Sépulcre n’existe plus ; elle a été incendiée de fond en comble depuis mon retour de Judée ; je suis, pour ainsi dire, le dernier voyageur qui l’ait vue, et j’en serai par cette raison même le dernier historien. »
Itinéraire de Paris à Jérusalem, IVe partie (Wikisource). · Lire le passage
« Il était donc deux heures quand j’achevai, le 7 octobre, ma première revue des saints lieux. »
Itinéraire de Paris à Jérusalem, IVe partie (Wikisource). · Lire le passage
« Je distinguai par-dessus les murs le dôme de l’église du Saint-Sépulcre. Il ne sera plus salué par le pèlerin, il n’existe plus, et le tombeau de Jésus-Christ est maintenant exposé aux injures de l’air. »
Itinéraire de Paris à Jérusalem, Ve partie (Wikisource). · Lire le passage
« Il était six heures vingt-neuf minutes lorsque je perdis de vue la cité sainte : le navigateur marque ainsi le moment où disparaît à ses yeux une terre lointaine qu’il ne reverra jamais. »
Itinéraire de Paris à Jérusalem, Ve partie (Wikisource). · Lire le passage
Ce qu’en ont écrit d’autres
« C’était elle ! elle se détachait en jaune sombre et mat, sur le fond bleu du firmament et sur le fond noir du mont des Oliviers. »
Alphonse de Lamartine, Voyage en Orient, 1835 (Wikisource).
Sources et documents
Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem (1811), sept parties (Wikisource) (lire sur le site · Wikisource)



