Louis-Antoine-Henri de Bourbon-Condé, enlevé en territoire badois, jugé sommairement et fusillé dans les fossés de Vincennes le 21 mars 1804. Chateaubriand démissionne aussitôt de son poste dans le Valais.
En bref
| Naissance | 2 août 1772 |
|---|---|
| Mort | 21 mars 1804 |
| Rôle | Son exécution à Vincennes (21 mars 1804) provoque la démission de Chateaubriand, qui entend crier le jugement dans la rue en revenant de la rue Plumet (Mémoires, livre XVI, chapitres 1-2). |
| Dans les Mémoires | 105 mentions (relevé automatique) : livres XI (3) ; XIII (6, 11) ; XV (7) ; XVI (11 chapitres) ; XVII (1) ; XVIII (5, 7, 8) ; XIX (9) ; XX (3, 6, 13) ; XXII (9, 13, 15, 24) ; XXIII (2, 3, 11) ; XXIV (4, 5, 12, 16) ; XXVIII (17) ; XLII (4, 8) ; XLIII (8) ; textes retranchés ; livre « Madame Récamier ». |
Sa vie
Louis-Antoine-Henri de Bourbon-Condé, duc d’Enghien (1772-1804), dernier des Condé, émigré, vit à Ettenheim, en pays de Bade. Enlevé en territoire étranger sur ordre de Bonaparte, il est jugé de nuit par une commission militaire et fusillé dans les fossés de Vincennes le 21 mars 1804.
Avec Chateaubriand
L’exécution provoque la démission immédiate de Chateaubriand, nommé ministre dans le Valais : le geste fonde sa réputation d’opposant. Le livre XVI des Mémoires reconstitue l’affaire et pèse les responsabilités de Bonaparte, de Talleyrand, de Savary et de Hulin.
Sources et documents
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XVI

