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L'Enchanteur 1768—1848
Chateaubriand Chapitre II. Lisez à la 3e avant-dernière ligne du 7e paragraphe

Chapitre II. Lisez à la 3e avant-dernière ligne du 7e paragraphe

Chateaubriand · 1 min de lecture · chapitre 54 sur 57

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de [Paris : Dufour, Mulat et Boulanger], 1861, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.

Quelles que soient ici nos appréciations comme littérateur, nos jugements, comme moraliste, nous commandent la réserve qui suit:

Les artistes, même les plus consciencieux, ont toujours à craindre de fâcheux écarts. L'amour désordonné des sens ne doit jamais être exposé à nu, surtout dans un monument religieux. Cette physiologie mise en action d'une passion brutale, n'importe sur quel fond elle repose, ne peut que blesser les cœurs honnêtes et dessécher tout germe de vertu dans une âme innocente. L'épisode de Velléda n'est donc qu'un élément délétère dans le beau poëme des Martyrs; c'est, sous un ciel doux et pur, une zone fétide où l'âme respire, en passant, quelque chose d'empoisonné qui l'enivre. A part ce danger, que nous ne devions pas dissimuler, l'auteur de l'ouvrage conserve ses titres à l'admiration et à la reconnaissance de son siècle et de la postérité.