Essai historique, politique et moral sur les révolutions anciennes et modernes, Londres. Son premier livre ; un échec (un seul écho critique, Baudus, mai 1797).
Genèse
Écrit à Londres dans la misère de l’émigration, entre 1794 et 1796, publié chez Deboffe en mars 1797. Le jeune auteur y compare les révolutions antiques et modernes pour comprendre celle qui l’a chassé de France.
L’œuvre
Un livre foisonnant, érudit et désabusé, d’un scepticisme religieux que l’auteur reniera : le jeune émigré y doute de tout, y compris du christianisme. Les éditions ultérieures (1826) l’accompagnent de notes où le Chateaubriand mûr se corrige lui-même.
Réception
Sous l’Empire, le gouvernement refuse la réimpression de l’Essai ; Chateaubriand dit, dans les Mémoires, que ce refus était justifié, l’ouvrage n’étant ni libéral ni favorable à la monarchie légitime. Il raconte la correspondance qui s’ensuivit dans la préface de l’édition de 1826 des Œuvres complètes.
Extraits
« Au surplus, le gouvernement impérial avait grandement raison de me refuser la réimpression de l’ouvrage en entier […] »
Mémoires d’outre-tombe, livre XVIII, chapitre 9. · Lire le passage
« On peut chercher dans l’Essai sur les révolutions et dans Atala les deux descriptions que j’en ai faites. »
Mémoires d’outre-tombe, livre VII, chapitre 8 (à propos de Niagara). · Lire le passage

