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L'Enchanteur 1768—1848
Le Roman de l'Occitanienne et de Chateaubriand LIV. Chateaubriand → [Léontine de Villeneuve], 9 juin 1838, Paris

Lettres de Chateaubriand

LIV. Chateaubriand → [Léontine de Villeneuve], 9 juin 1838, Paris

Le Roman de l'Occitanienne et de Chateaubriand · 1 min de lecture · p. 167 · chapitre 64 sur 85

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Plon-Nourrit, 1925, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

LIV

Paris, 9 juin 1838.

Les incertitudes de ma vie recommencent ; je ne puis quitter Paris que quand ma maison rue d'Enfer sera vendue; et l'archevêque de Paris, qui voulait l'acquérir pour la joindre à l'infirmerie de Marie-Thérèse, hésite actuellement. Cela me tourmente d'une manière cruelle. Je ne puis donc plus savoir ce que je ferai. Si je puis aller dans le Midi, je vous verrai probablement à Toulouse. Cauterets, j'y renonce. J'aimerais à vous voir auprès de Tarbes1 ; mais j'ai peur que ce ne soit trop tard dans l'année.

(1) Ma grand'mère habitait en été le château de Chis, à huit kilomètres au nord de Tarbes, propriété appartenant à son mari, le comte de Castelbajac. (S. R.) ↩

Je vous écrirai à la double adresse, à Toulouse, aussitôt que je saurai quelque chose sur ma vie. Je suis mieux, je vous remercie ; je ne crois pas à votre vieillesse, mais j'ai la conviction de mes années. A vous à jamais !