Aller au contenu
L'Enchanteur 1768—1848
Le Roman de l'Occitanienne et de Chateaubriand XXII. Chateaubriand → Léontine de Villeneuve, 2 septembre 1828

Lettres de Chateaubriand

XXII. Chateaubriand → Léontine de Villeneuve, 2 septembre 1828

Le Roman de l'Occitanienne et de Chateaubriand · 1 min de lecture · p. 112 · chapitre 30 sur 85

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Plon-Nourrit, 1925, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

XXII

(A Mlle Léontine de Villeneuve, aux eaux de

Saint-Sauveur, par Tarbes, Hautes-Pyrénées.)

2 septembre 1828.

Encore deux mots adressés à Saint-Sauveur pour vous dire que j'ai reçu votre lettre du 24 août. J'aime pour toujours Léontine. Maintenant, je ne lui écrirai plus qu'à Toulouse, la veille de mon départ de Paris, qui aura lieu du 8 au 10 de ce mois. Ma lettre d'adieu arrivera donc à Toulouse le 13 ou le 14 ; et, alors, j'espère que vous y serez. Je vous écrirai ensuite de Lausanne et de Milan, et enfin, de Rome, où j'arriverai vers le Io d'octobre.

Ne m'écrivez pas sur la route, où vos lettres me manqueraient ; mais, quand vous serez à Toulouse, écrivez-moi directement à Rome. Il faut affranchir les lettres et elles mettent douze jours à arriver.

Souvenez-vous aussi que toutes les lettres sont lues trois ou quatre fois, une fois en France, une fois en Piémont, une fois à Milan et une fois dans l'État du Saint-Père. Peut-être vaudra-t-il mieux que je vous donne, avant de partir, une adresse à Paris, où vous m'enverrez vos lettres sous enveloppe : on me les fera passer par le courrier des Affaires étrangères Cela sera plus long, mais plus sûr.

Ceci, comme vous le voyez, est une lettre d'affaires. Je suis mieux, quoique encore bien souffrant. Aimez-moi toujours et je serai guéri.