Une gerbe de lettres inédites (suite)
VIII. Chateaubriand → M. de la Morandais, [15 juillet 1790], [Fougères]
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Nantes : Imprimerie de la Loire, 1911, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.
a Monsieur
Monsieur de la Morandais
l'aîné chez Mr Dastin pr au
parlement rue de Toulouse
a Rennes
bretagne
Quand votre lettre datée d'Alançon m'est arrivée, j'étois
absent et je mè hâte a mon retour de vous écrire a Rennes. tout autre lieu que cette ville me convient parfaitement pour avoir le plaisir de vous voir ainsi vous pouvez m'indiquer tel lieu que vous voudrez j'irai. Si vous n'avez pas d'endroits fixes et que le premier venu vous soit indifférent en vous promenant venez a St Aubin1 qui est sur la route de Rennes a fougères je m'y rendrai de mon côté et là nous termineront nos affaires, il faut surtout me marquer le jour fixe et qu'aucun incidents soit de pleige2. Je ne puis nous arrêter par ceque vous sentez combien il serait désagréable pour moi et pour vous d'avoir fait un voyage inutile. Au reste encore j'irai vous trouver sur votre lettre partout ou vous le voudrez exceptée Rennes ou je jurai de ne pas mettre les pies.
(1) St Aubin du Cormier. Dans le canton se trouvait le château de Lascardais appartenant à sa sœur de Chateaubourg (Mémoires, T. I. p. 257). ↩
(2) C'est du moins ce que nous avons cru lire, sans comprendre ce mot. ↩
Adieu je suis avec un sincère attachement votre serviteur.
Le Chier de Chateaubriand