Une gerbe de lettres inédites (suite)
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Nantes : Imprimerie de la Loire, 1911, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.
Qui pouvait être cette dame Bail, dont le nom ne nous avait pas encore été révélé ? Sans doute une des nombreuses admiratrices de René, peut-être même un peu plus, car qui dira jamais toutes celles que ce cœur pourtant si volage enchanta, séduisit et qui oubliées par lui, ne purent l'oublier !
Une lettre de Chateaubriand à Frisell, et rapportée par Biré1, nous donne à entendre quelles furent « les affaires de librairie qui l'empêchèrent de quitter Paris cette année 1839 : la faillite de Delloye lui fit perdre les avantages d'un second arrangement, et ne lui permit pas de s'absenter commme il en avait le projet, de diriger sa course vers la riante et molle Italie, objet de ses rêves et de ses regrets. L'année précédente au contraire, exactement le 6 juillet, il partait pour le Midi et c'est à son retour, au commencement du mois suivant qu'il prit, au n° 112 de la rue du Bac, - aujourd'hui le 120 - l'appartement où il devait terminer ses jours.
(1) Les Dernières années de Chateaubriand, p. 293. ↩
Lettre s. de 1 p. in-8°, notre collection, cachets de la poste. Suscription :