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L'Enchanteur 1768—1848
Une gerbe de lettres inédites de Chateaubriand Une gerbe de lettres inédites (suite)

Une gerbe de lettres inédites (suite)

Une gerbe de lettres inédites de Chateaubriand · 1 min de lecture · p. 59 · chapitre 77 sur 101

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Nantes : Imprimerie de la Loire, 1911, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

La société formée pour subvenir, d'une façon indirecte et délicate aux besoins de l'écrivain, fut formée en 1836 et définitivement constituée en juin. Montée par actions dont la souscription fut vite couverte, M. Delloye, ancien officier de la garde royale, puis libraire, en fut le président. Nous n'avons pas relevé le nom de Mme de Hainault sur la liste des actionnaires. Quant à M. de Lestrade, les opinions royalistes et catholiques qu'il manifestait, soit dans les journaux, soit dans ses ouvrages, avaient été très probablement la cause toute naturelle de rapports entretenus, sous la Restauration, avec Chateaubriand.

L'Essai sur la littérature anglaise qui venait de paraître (1836) chez Gosselin, suivi de la traduction du Paradis perdu avait donné lieu à de vives critiques. Nous avons dit précédemment que Planche s'était montré parmi les plus hostiles. Par contre le vicomte Edouard Walsh1, directeur-rédacteur de l'Echo de la Jeune-France2 prit hardiment fait et cause pour le grand écrivain, tant dans ce journal qu'ailleurs. La lettre suivante de Chateaubriand - a. s. I p. in-8°, notre collection - qui dans sa brièveté répond admirablement aux attaques dirigées contre ses ouvrages et ses croyances politiques et religieuses, est un remercîment à l'un des articles de Walsh, - peut-être celui (3) paru dans la Mode, mais non signé, et contenu dans un autre article plus général intitulé : Mosaïque. -

(1) Il écrivait encore dans la Gazette de France et dans la Mode, journal mondain (1829-1854) devenu royaliste après 1830, dont il était directeur depuis le 25 sept. 1835. C'était le fils du Vi Joseph Walsh (1782-1860) auteur de nombreux ouvrages catholiques et royalistes. Le Vapereau de 1858 confond père et fils. ↩

(2) Journal du progrès par le christianisme (avril 1833 à juin 1837), puis continué pendant six mois par l'Echo de France, revue monarchique et littéraire. (3 Traduction du Paradis perdu de Milton par le V" de Chateaubriand et ses deux volumes d'études sur la littérature anglaise. Année 1836. T. 2, p. 337. ↩