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L'Enchanteur 1768—1848
Une gerbe de lettres inédites de Chateaubriand Chateaubriand, Jeudi 7 Xbre [1820]

Une gerbe de lettres inédites (suite)

Chateaubriand, Jeudi 7 Xbre [1820]

Une gerbe de lettres inédites de Chateaubriand · 1 min de lecture · p. 33 · chapitre 32 sur 101

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Nantes : Imprimerie de la Loire, 1911, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

La seule chose qui me déplaise de votre lettre, mon très cher hôte, c'est son tour cérémonieux. Croyez que je suis tout comme j'étois avant la place, tout comme je serai après, quand je l'aurai perdue. Ce que vous appelez justice a bien son mauvais côté; et en m'éloignant on a eu ses raisons, mais enfin, il ne faut pas compter si rigoureusement: Dieu veuille que cette première nomination soit le signal d'un retour sincère aux Royalistes !

Voilà encore de nouveaux présents de Madame de la1. Mme de Ch. et moi nous ne savons plus comment la remercier. Veuillez, Monsieur, croire à mon sincère attachement pour vous, et pour toute votre famille: je ne renonce pas à l'espoir de vous embrasser encore l'année prochaine dans ma visite accoutumée à ma mère nourrice, la Mer. Mille compliments, mille souhaits de bonheur. Je partirai vers la fin de la semaine prochaine. Ma femme viendra me rejoindre au printemps.

(1) Ici un nom illisible. ↩

Chateaubriand

Jeudi 7 Xbre