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L'Enchanteur 1768—1848
Une gerbe de lettres inédites de Chateaubriand Une gerbe de lettres inédites (suite)

Une gerbe de lettres inédites (suite)

Une gerbe de lettres inédites de Chateaubriand · 1 min de lecture · p. 48 · chapitre 61 sur 101

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Nantes : Imprimerie de la Loire, 1911, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

Ce bel éloge de Guérin, si justement mérité, ne resta pas sans réponse. Directeur de l'école de France depuis 1823, le peintre quitta ce poste en 1829 pour retourner dans son pays natal où il reçut de Charles X le titre demandé par Chateaubriand1, et plus tard la croix d'officier. Il ne revint à Rome que pour y mourir en 1833.

(1) Siret dans son Dictionnaire des Peintres indique doublement à tort, qu'il fut créé baron par Louis XVIII, et remplacé par H. Vernet en 1827. Quédy commet également la première de ces erreurs dans son Nouveau dictionnaire des Peintres. ↩

On se souvient que ce fut la formation du ministère Polignac, le 8 août 1829, qui motiva la démission de Chateaubriand comme ambassadeur à Rome. Vingt jours après la formation de ce nouveau ministère, revenu régulièrement en congé de Rome depuis le 16 mai, il envoyait sa lettre de démission. Si le sacrifice lui fut rude, la lettre que nous reproduisons ci-dessous serait là pour l'attester, à défaut d'autre preuve; mais rien, pas même le charme puissant et évocateur de la Ville Eternelle, ni la pensée qu'il caressait d'y finir ses jours, n'aurait pu faire varier une détermination que l'écrivain considérait comme dictée par sa conscience et la voix de l'honneur. Moins d'un an après, aucune considération humaine n'eût été plus capable de lui faire conserver sous un gouvernement usurpateur, les deux titres de pair de France et de ministre d'Etat, ainsi que la pension attachée au premier, honneurs dont il se dépouilla avec autant de noblesse que de générosité. A coup sûr, le Dictionnaire des Girouettes n'eût pas enregistré son nom.

La lettre suivante - 4 p. in-4°, notre collection, s. — les dernières lignes seules, à partir de : « j'ai dicté cette lettre.... », étant de la main de Chateaubriand - a trait, dans son début, à cet incident de la vie politique de l'écrivain, alors que le principal objet en est le monument du Poussin.