Une gerbe de lettres inédites (suite)
Chateaubriand → M. Buloz, 15 avril 1831, Paris
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Nantes : Imprimerie de la Loire, 1911, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.
A Monsieur Buloz1
(1) Né près de Genève en 1803 et décédé à Paris en 1877. Ce que Chateaubriand appelle son journal et plus loin sa revue, est la Revue des Deux-Mondes, fondée en 1829 et dont les bureaux, au début, installés rue de Bellechasse 12, se transportèrent en 1834, rue des Beaux-Arts, 6. ↩
Paris ce 15 avril 1831
Ce seroit avec grand plaisir, Monsieur, que j'aurois l'honneur de vous envoyer les extraits littéraires que vous voulez bien me demander pour votre journal, mais je ne possède pas même quelques épreuves de l'ouvrage qui doit être publié dans le cours de la semaine prochaine. J'ai donné tout ce que j'avais à ma disposition. Je me trouverois très honoré, Monsieur, d'obtenir une place dans votre revue qui me semble un recueil plein d'intérêt et de goût. Je serai très heureux, Monsieur, d'avoir l'honneur de vous recevoir si vous vous donnez la peine de venir me chercher jusque dans ma solitude, et dans un quartier si loin de toutes les affaires.
Recevez, Monsieur, je vous prie avec mes remercîments l'assurance de ma considération très distinguée.
Chateaubriand