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L'Enchanteur 1768—1848
Une gerbe de lettres inédites de Chateaubriand Chateaubriand → [Vicomte Walsh ?], 26 7bre 1825, Paris

Une gerbe de lettres inédites (suite)

Chateaubriand → [Vicomte Walsh ?], 26 7bre 1825, Paris

Une gerbe de lettres inédites de Chateaubriand · 1 min de lecture · p. 40 · chapitre 44 sur 101

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Nantes : Imprimerie de la Loire, 1911, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

Paris, le 26 7bre 1825

j'étois à la campagne, Monsieur le Vicomte, lorsque la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire a été remise à mon adresse, à Paris. je m'empresse de vous en remercier.

rien n'est plus flatteur pour moi, Monsieur, que l'intention dont vous avez la bonté de m'entretenir : fier d'être breton, et de partager les opinions royalistes de mes compatriotes, je suis profondément touché de leur marque d'intérêt et de bienveillance. je vous prie d'être auprès d'eux mon interprète, et de leur offrir l'expression de ma sincère et vive reconnoissance.

mais, Monsieur le Vicomte, la conscience du peu que je vaux, la juste sévérité avec laquelle je me juge, et un sentiment des convenances que la délicatesse bretonne saura apprécier, doivent me rendre étranger à la réunion dont vous avez bien voulu me faire part.

je serai très heureux, Monsieur le Vicomte, d'avoir l'honneur de vous recevoir ainsi que M. le Cte de Tinténiac : je suis chez moi tous les jours jusqu'à midi.

Agréez, je vous prie, Monsieur le Vicomte, l'assurance de la considération la plus distinguée avec laquelle j'ai l'honneur d'être,

Votre très humble et très obéissant serviteur

Chateaubriand