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L'Enchanteur 1768—1848
Une gerbe de lettres inédites de Chateaubriand Chateaubriand → [Buloz ?], 19 février 1835, Paris

Une gerbe de lettres inédites (suite)

Chateaubriand → [Buloz ?], 19 février 1835, Paris

Une gerbe de lettres inédites de Chateaubriand · 1 min de lecture · chapitre 72 sur 101

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Nantes : Imprimerie de la Loire, 1911, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.

Paris, 19 février 1835

Je reçois, Monsieur, votre lettre du 18. Vous me demandez une réponse définitive relativement à la traduction de Milton. Vous êtes un homme loyal et sincère ; vous ne trouverez donc pas mauvais que je m'explique avec loyauté et sincérité.

Je me chargerai, Monsieur, de la traduction du Paradis perdu ; mais je ne signerai l'acte que quand vous vous serez assuré des fonds qui vous permettront de remplir les conditions de cet acte. Je ne puis laisser là mes Mémoires, rompre des engagements que je suis au moment de conclure, pour me jeter dans les éventualités d'un nouveau travail. J'ai éprouvé des pertes si considérables par les accidents de la librairie ; il en est résulté pour moi une position si difficile que j'ai enfin appris, il est vrai un peu tard, à faire quelque cas du pain quotidien. Trouvez donc vos capitaux et je signe.

Recevez, Monsieur, la nouvelle assurance de mon dévouement et de toute ma considération.

Chateaubriand