Une gerbe de lettres inédites (suite)
VI. Chateaubriand → Piochon, 30 avril 1790, Fougères
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Nantes : Imprimerie de la Loire, 1911, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.
[P] iochon fabriquant
[tau bourg St Jaques
LA] ngers
Anjou
30 avril 1790. hôtel Marigni a fougères en bretagne
J'ai trouvé, Monsieur, en arrivant ici une balle d'Angers a mon adresse sans lettre d'avis de votre part. je n'ai point voullu la défaire avant de savoir de vous si elle contient les deux balles que je vous ai demandé par ma dernière lettre de paris. je vous marquais que je me décidais a prendre les deux balles qui vous restaient dans le prix de 1200 livres et qu'ainsi vous pourriez les faire parvenir a mon adresse a fougères et je les avais portée en conséquence dans mes comptes que j'ai fait parvenir a Mr de la Morandais a Lausanne. apparemment Monsieur que vous aurez réunies les deux balles dans une et que le compte y est exactement. Mais je ne toucherai cependant a rien que vous ne m'ayez répondu la dessus. et en cas que vous n'auriez envoyez effectivement qu'une balle dans le prix de 600 livres je vous prie de me faire passer la dernière du même prix. puisque je l'ai compris dans mes comptes avec Mr de la Morandais. Répondez moi sur le champs sil vous plait Monsieur et tirez moi d'inquiétude. je suis parfaitement Monsieur votre très humble et obéissant
serviteur
Le Chier de Chateaubriand
Je n'ai point encore reçu de réponse de ME de la Morandais dites moi s'il vous plait s'il est toujours a Lausanne ?