Frère de Louis XVI, roi de 1814 à 1824. Chateaubriand le suit à Gand pendant les Cent-Jours ; le roi le fait ministre d’État et pair de France, sans jamais beaucoup l’aimer.
En bref
| Naissance | 17 novembre 1755 — château de Versailles |
|---|---|
| Mort | 16 septembre 1824 — palais des Tuileries |
| Sépulture | basilique Saint-Denis |
| Rencontres | Gand, avril-juin 1815 : membre de son conseil, ministre de l’Intérieur par intérim ; juillet 1815 : Mons, Arnouville, Saint-Denis (« Dernière conversation avec le Roi », sommaire du livre XXIII) ; pair de France, ministre d’État, ambassadeur à Berlin et à Londres, ministre des Affaires étrangères sous son règne. |
| Dans les Mémoires | 126 mentions (relevé automatique) : livres III (1) ; VI (1) ; XIII (3) ; XVI (2) ; XVIII (9) ; XXI (8) ; XXII (10 chapitres) ; XXIII (13 chapitres) ; XXIV (3, 17) ; XXV (1, 3, 4, 5) ; XXVI (5, 11) ; XXVII (2, 10, 11) ; XXVIII (4, 5, 17, 18) ; XXIX (17) ; XXX (8) ; XXXI (3) ; XXXII (2, 9) ; XXXIII (1, 5, 7, 9) ; XXXVI (11) ; XXXVII (13, 14) ; XXXIX (3) ; XL (6) ; XLII (8, 9) ; textes retranchés ; livre « Madame Récamier ». |
| Référence | Wikidata Q7750 |
Sa vie
Comte de Provence, frère de Louis XVI, émigré dès 1791, il devient roi à la Restauration (1814), fuit à Gand pendant les Cent-Jours et règne jusqu’à sa mort, le 16 septembre 1824. Il octroie la Charte et gouverne avec prudence entre libéraux et ultras.
Avec Chateaubriand
Chateaubriand le suit à Gand, devient ministre d’État et pair de France, mais De la monarchie selon la Charte (1816) lui vaut d’être destitué. Rappelé, il est ambassadeur puis ministre (1822-1824). Le roi admirait l’écrivain sans aimer l’homme.
Leurs rapports sont faits d’estime et de froideur. Le roi aurait dit que De Buonaparte et des Bourbons lui avait « valu une armée » ; il le fait pair de France et vicomte en 1815, mais ne lui pardonne pas la Monarchie selon la Charte. Chateaubriand écrit à sa mort, en 1824, la brochure Le Roi est mort ! Vive le Roi !
Sources et documents
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livres XXII à XXVIII








