Notes et éclaircissements
Note XXXVIII, page 365
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Autre fragment des cloitres en ruines
Mais de plus fiers débris appellent mes pinceaux... Courons vers ces rochers, noir berceau des orages, Aux bords de cette mer si féconde en naufrages, Dont le fils de Fingal a chanté les héros.
Là, d'antiques forêts, un vallon solitaire, Où le daim vagabond paît l'herbe des tombeaux, Quelques sapins épars, un torrent dont les eaux Roulent avec fracas à travers la bruyère; Le tonnerre grondant sous un ciel nébuleux, Et des vents et des flots le sauvage murmure; Aux gothiques débris d'un cloître ténébreux La fougère mêlant sa funèbre parure, Tout enchante mes seas, tout en ces sombres lieux D'une sublime horreur épouvante mes yeux.
L'imagination, de ses rapides ailes, Embrasse de ces monts les neiges éternelles Et les peuple bientôt de mille souvenirs.
Son regard suit encor ces pieux solitaires Errant sous les arceaux de leurs noirs monastères, Dans la brise du soir elle entend leurs soupirs; En silence elle écoute, immobile, rêveuse, De l'orgue qui gémit la plainte harmonieuse :
Il lui semble qu'au loin d'invisibles concerts S'élèvent, emportés dans le vague des airs, Et de l'autel brisé relevant l'édifice, A l'Éternel encore elle offre un sacrifice.
(Note de l'Éditeur.)