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L'Enchanteur 1768—1848
Génie du christianisme Note XXXVII, page 363

Notes et éclaircissements

Note XXXVII, page 363

Génie du christianisme · 1 min de lecture · chapitre 215 sur 244

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Garnier Frères (texte de 1828), non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.

Voici encore un fragment poétique emprunté aux harmonies du Génie du Christianisme; il est extrait d'un poëme de M. F. de Barqueville, intitulé les Cloîtres en ruines .

Voici l'humble cellule où, vers l'éternité, S'élançoit chaque jour l'ardente piété :

Ici son cœur à Dieu confioit ses alarmes; Cet autel fut souvent arrosé de ses larmes.

Ces murs, encor noircis d'un deuil religieux, Répétèrent souvent ses cantiques pieux; Elle-même attachoit aux pilastres antiques D'un saint ou d'un martyr les modestes reliques. Dans cet étroit enclos cultivoit quelques fleurs, Image de son âme et de ses chastes mœurs.

Quels souvenirs surtout rappelle à ma pensée Cette cloche jadis dans les airs balancée!

Que de fois de l'airain les terribles accents De l'athée endurci firent frémir les sens, Alors qu'au sein des nuits leur funèbre harmonie Annonçoit qu'un mortel alloit quitter la vie ! Écoutez le récit des crédules hameaux :

Un fantôme, à minuit, dans la vieille chapelle, Par d'affreux tintements a troublé leur repos, Et chaque nuit amène une terreur nouvelle. Au point du jour l'oiseau, par son chant matinal, Du champêtre labeur donnoit-il le signal, Soudain retentissoit la cloche vigilante :

Dans le temple accouroit la foule impatiente ; Femmes, enfants, venoient au pied du saint autel Pour la moisson naissante implorer l'Éternel.