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L'Enchanteur 1768—1848
Génie du christianisme Note III, page 35

Notes et éclaircissements

Note III, page 35

Génie du christianisme · 1 min de lecture · chapitre 181 sur 244

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Garnier Frères (texte de 1828), non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.

On peut encore voir un résultat bien effroyable de l'excès de population à la Chine, où l'on est obligé de jeter pour ainsi dire les enfants aux pourceaux. Plus on examine la question, plus on est porté à croire que Jésus-Christ fit un acte digne du législateur universel, en invitant quelques hommes, par son exemple, à vivre dans la chasteté. Le libertinage a pu sans doute profiter du conseil de saint Paul pour voiler des excès attentatoires à la société, et des esprits superficiels ont pu prendre l'abus pour le défaut du conseil même; mais de quoi la corruption n'abuse-t-elle pas? et de quelle institution un génie médiocre, qui n'embrasse pas toutes les parties d'un objet, ne peut-il pas trouver à médire? D'ailleurs, sans les solitaires chrétiens qui parurent dans le monde trois cents ans après le Messie, que seroient devenus les

eux-mêmes l'opinion que j'ai avancée, puisqu'ils prétendent (et entre autres Arthur Young) que les grandes propriétés sont plus favorables que les petites à tous les genres de culture, la vigne peut-être exceptée. Or, dans tout pays peu livré au commerce et essentiellement agricole, si la population est excessive, les propriétés seront nécessairement très-divisées, ou bien ce pays sera exposé à d'éternelles révolutions, à moins toutefois que le paysan ne soit

de l'Allemagne.