XIV
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Le 5 avril 1796, je suis parti de Jersey, è bord du Royaliste, par ordre du prince de Bouillon, pour déposer en France seize émigrés. En route, nous aperçûmes plusieurs petiles embarcations que nous ne pûmes atteindre.
A dix heures du soir, nous avions mouillé. A onze heures et demie, je mis pied à terre, avec mes passagers. Je les conduisis à la prochaine maison de confiance, d'où ils continuèrent leur route, avec le guide que j'avais amené avec moi.
Je suis retourné à mon bord, et je suis arrivé à Jersey, le 6 avril, vers huit heures du soir.
XV
Le 8 avril 1796, je suis parti de Jersey avec les deux lougres, le Royaliste et l'Aristocrate, par ordre du prince de Bouillon. J'étais chargé de conduire un homme, un nouveau point de la côte. Cet homme devait prévenir les Chouans, du chargement de poudre et de fusils dont nos deux bâtiments étaient remplis.
Je réussis, le soir, à mettre mon homme à terre. Le lendemain matin, nous fûmes obligés de rentrer à Jersey, sans avoir pu débarquer nos munitions : quatre bâtiments beaucoup plus forts que nous étant venus nous faire la chasse.
En raison de la nature de notre chargement, nous ne pouvions, du reste, accepter un engagement.