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L'Enchanteur 1768—1848
Armand de Chateaubriand Instructions pour m. Terrier. Aussitôt que L. Terrier sera débarqué, il s'occupera d'envoyer une personne de confiance à Paris, une autre à Brest, Lorient et Saint-Malo

Instructions pour m. Terrier. Aussitôt que L. Terrier sera débarqué, il s'occupera d'envoyer une personne de confiance à Paris, une autre à Brest, Lorient et Saint-Malo

Armand de Chateaubriand · 1 min de lecture · p. 347 · chapitre 47 sur 51

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Librairie AcadémiquePerrin, 1910, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

Il remettra, d'abord, à chacun de ses agents le plus grand nombre possible de proclamations et autres pièces imprimées dont on l'aura chargé, afin que les dits agents les répandent dans tous les endroits par où ils passeront et notamment dans les villes de leurs destinations respectives.

M. Terrier fera parvenir les restes des dites proclamations et pièces sur les autres points de la Bretagne, en observant de les adresser de préférence aux personnes qu'il jugera les plus propres à les faire circuler.

Chacun des dits agents et envoyés rendra compte de l'effet qu'auront produit sur l'esprit du peuple les imprimés dont il s'agit. On désire que leurs récits soient fidèles, car c'est le véritable état des choses que l'on veut connaître avant tout.

M. Terrier ne peut donner trop de soin à cet objet de sa mission auquel on attache la plus grande importance.

La personne qui se rendra soit à Brest, soit à Lorient ou à Saint-Malo, prendra note du nombre des vaisseaux, de leur grandeur, de leur état bon ou mauvais, ainsi que du nombre des marins, avec le nom de leur chef.

On prendra note aussi des troupes qui peuvent se trouver dans les dits ports, ou à bord des vaisseaux, et on observera avec soin tous les mouvements qui pourraient avoir lieu. Si l'on parvenait à découvrir l'objet ou la destination d'une expédition qui serait préparée, ce serait un coup de maître, mais en tous cas ce serait beaucoup de découvrir qu'il s'en prépare une et de l'annoncer sur-le-champ.

On observera aussi quelle est l'opinion des habitants sur l'état actuel des choses et jusqu'à quel point le commerce en souffre.

Si l'on pouvait s'assurer d'une personne du lieu même et qui fût à portée de procurer des renseignements certains, on traiterait avec elle, et ce traité serait ponctuellement exécuté dès que l'on connaîtrait le nom de la personne, ses conditions et ses moyens.