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L'Enchanteur 1768—1848
Chateaubriand et madame de Custine Chapitre IV (suite)

Chapitre IV (suite)

Chateaubriand et madame de Custine · 1 min de lecture · p. 138 · chapitre 42 sur 103

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : E. Plon, Nourrit, 1893, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

Lucie vint de Bretagne se fixer à Paris dans le courant de l'automne. Son frère l'avait établie d'abord dans un appartement de la rue Caumartin, qu'elle quitta bientôt pour aller demeurer rue du faubourg Saint-Jacques, chez les dames Saint-Michel, dont Madame de Navarre était la Supérieure. De cette maison de retraite, elle adressait à son frère des lettres pleines d'émotion, empreintes de la plus vive tendresse et d'une exaltation de sensibilité qui touchait au désespoir. Ces lettres passionnées et douloureuses dénotent l'état d'une âme atteinte par de profondes souffrances.

Il n'est pas certain que Lucile ait maintenu jusqu'à la fin le pacte qu'elle avait formé avec Chênedollé et qu'elle soit restée fidèle à cette persévérance de sentiments qu'elle lui avait promise. Une des dernières lettres adressées par elle à son frère, permettrait d'en douter. Voici cette lettre qui peint l'état de cette âme prête à quitter la terre; elle est très touchante :