Chapitre III (suite)
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : E. Plon, Nourrit, 1893, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.
La date de ce billet est fixée par sa dernière phrase. Ce jour même, 11 Fructidor an XII (29 août 1804), était mort à Lisieux à 5 heures du matin, à l'âge de 82 ans, l'ex-chanoine Jacques Monsaint. C'était un vieux prêtre assermenté qui, lors de la constitution civile du clergé, avait livré les archives de l'Evêché au clergé schismatique. Lorsque le 15 août 1802, la cathédrale de Saint-Pierre de Lisieux fut rendue au culte catholique1, il ne fut pas compris dans son clergé. Le 29 août 1804, il s'agissait sans doute de décider si la sépulture religieuse lui serait accordée. De là grande rumeur du clergé et de la ville, mais non du chapitre, comme le dit Chateaubriand : ce chapitre n'existait plus.
1. La réouverture de l'église et la restauration du culte catholique fut présidée par l'abbé de Créquy, docteur en théologie, ancien vicaire-général de Monseigneur de la Ferronnaye, évêque de Lisieux. ↩
Madame de Custine, de son côté, s'est trompée en attribuant à ce billet un numéro d'ordre qui en fixerait la date au mois d'octobre 1804, à la suite d'un second voyage à Fervaques. Nous le rétablissons à la date qui lui appartient, à la suite du voyage du mois d'août.
Après cet incident, Chateaubriand prit la poste et arriva à Paris, d'où, trois jours après, il adressa à Madame de Custine la lettre suivante :