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L'Enchanteur 1768—1848
Chateaubriand et madame de Custine Chapitre III (suite)

Chapitre III (suite)

Chateaubriand et madame de Custine · 1 min de lecture · p. 87–88 · chapitre 13 sur 103

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : E. Plon, Nourrit, 1893, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

Cette lettre, écrite sur les quatre côtés d'une feuille de papier in-quarto, avait pour enveloppe une autre demi-feuille du même papier portant pour adresse « Au Château de Fervaques », comme la lettre qui précède et celle qui la suit.

Il serait intéressant de connaître la réponse que fit Madame de Custine aux reproches portés contre elle avec une argumentation si serrée. Mais Chateaubriand ne conservait pas les lettres que lui adressaient ses belles amies ; plus discret qu'elles, il ne laissait derrière lui rien qui pût les compromettre ; elles n'avaient pas toujours pour elles-mêmes autant de prudence.

Il faut donc essayer de deviner par la la lettre suivante ce que cette réponse de Madame de Custine peut avoir été. Il semble qu'au lieu de se disculper directement, elle aurait opposé à l'attaque une contre-attaque, et que, opérant une diversion habile, elle aurait rejeté les torts sur une personne qu'elle se plaignait de se voir préférer et dont la perfidie aurait machiné cette dénonciation.

Chateaubriand ne fut pas convaincu par cette défense, mais sa colère était déjà tombée; il répondit amèrement encore, mais en laissant, comme on va le voir, une porte ouverte à la réconciliation.