Chapitre V (suite)
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : E. Plon, Nourrit, 1893, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.
Il arriva le 4 au soir à Douvres ou il fut reçu avec les honneurs ordinaires de seize coups de canon à l'entrée et à la sortie de la ville, et de quatre factionnaires à la porte de l'hôtel où il était logé; et de là, « magnifique ambassadeur », comme il dit, il se rendit à Londres. Il était évidemment très sensible à tous ces honneurs qu'il raconte sans en rien omettre. Madame de Chateaubriand, qui craignait pour sa santé le climat de l'Angleterre, ne l'accompagnait pas.
Deux mois plus tard, vers la fin de juin, une double lettre de Madame de Custine et de son fils annonçait à Chateaubriand le voyage qu'Astolphe se proposait de faire en Angleterre et en Ecosse. Il s'agissait, non pas, comme on l'a dit, d'une simple excursion de quelques jours pour que le fils rapportât à sa mère, que l'on suppose sans doute avec raison encore jalouse, des nouvelles de l'ambassadeur qui tardait trop à lui écrire, mais d'un voyage de plus de deux mois, du 20 juillet au 30 septembre, qu'Astolphe allait entreprendre.
Dès le 2 juillet, Chateaubriand répond à la lettre de Madame de Custine :