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L'Enchanteur 1768—1848
Chateaubriand et madame de Custine Chapitre V (suite)

Chapitre V (suite)

Chateaubriand et madame de Custine · 1 min de lecture · p. 224–225 · chapitre 75 sur 103

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : E. Plon, Nourrit, 1893, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

Le mardi 25 février, Chateaubriand prononça enfin son discours qui eut en France et dans toute l'Europe un immense retentissement. La première personne qu'il en informa fut Madame de Custine : « Le discours est au Journal des Débats. Me voilà un peu plus libre, j'irai vous voir1. »

1. Madame de Custine, par M. Bardoux. ↩

Notons en passant que c'est dans le cours de cette discussion de l'emprunt de la guerre d'Espagne, que Manuel fut expulsé de la Chambre des Députés pour avoir fait l'apologie du régicide.

Pendant que Chateaubriand échangeait avec Madame de Custine la correspondance qu'on vient de lire, il n'oubliait pas les relations qu'il avait conservées dans le monde littéraire. Nous trouvons à la date où nous sommes arrivés, une lettre, jusqu'à ce jour inédite, que l'auteur d'Atala adressait à Madame de Genlis. On se souvient du rôle que cette femme célèbre

avait accepté dans un des projets de mariage d'Astolphe, lorsque, de 1815 à 1820, sa mère remuait ciel et terre pour lui trouver une femme. C'est elle qui avait négocié avec la fille du général Moreau une union qui faillit se conclure : ses bons offices méritaient assurément de la part d'Astolphe plus de reconnaissance qu'ils n'en obtinrent plus tard.

Madame de Genlis se rapproche donc de trop près aux personnages de notre récit, pour qu'il ne nous soit pas permis de la rappeler ici et de rectifier quelques-uns des jugements qui sont aujourd'hui trop facilement acceptés contre elle.

Voici ce que Chateaubriand lui écrit :