Aller au contenu
L'Enchanteur 1768—1848

Talleyrand (suite 3)

Chateaubriand, ambassadeur à Londres (1822) · 2 min de lecture · p. 230 · chapitre 16 sur 44

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Perrin, 1912, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

Chateaubriand à Montmorency, 2 juillet : la lettre de l'Empereur de Russie à M. de Tatitschelf ; massacres en Turquie, surexcitation de la presse anglaise. - Montmorency à Chateaubriand, 8 juillet : la Prusse associée au programme russe. - Chateaubriand à Montmorency, 9 juillet : lord Londonderry parle d'union avec la France, le Congrès. - Montmorency à Chateaubriand, 11 juillet : accueil défiant des Turcs aux démarches de lord Strangford. - Chateaubriand à Montmorency, 12 juillet : le Cabinet anglais veut la paix avec l'abaissement de la Russie. - Montmorency à Chateaubriand, 18 juillet : l'Empereur Alexandre persiste à vouloir éviter une rupture. - Chateaubriand à Montmorency, 19 juillet : la volonté de poursuivre avec la paix l'abaissement de la Russie explique les contradictions apparentes de la politique anglaise. - Montmorency à Chateaubriand, 22 juillet : la première conférence préliminaire de Vienne ; 25 juillet, la seconde conférence préliminaire, probabilité du départ de lord Londonderry pour Vienne. - Chateaubriand à Montmorency, 23 juillet : le Congrès, les inconvénients de la participation de lord Londonderry aux conférences de Vienne, traité entre l'Angleterre et le Danemark.

M. de Chateaubriand arriva à Londres dans la soirée du 5 avril 18221. Il y occupa l'hôtel que devait habiter plus tard (Portland-Place 50) le prince de Polignac, successeur qu'il se désigna lui-même1, et, en 1831, le prince de Talleyrand : hôtes dissemblables de la même demeure, représentants de régimes différents et cependant organes d'intérêts permanents au dehors, à travers les vicissitudes opposées des changements intérieurs.

1. D'après une note remise au Foreign-Office et signée par M. de Chateaubriand, le personnel de l'ambassade était ainsi composé : « Liste des personnes attachées à l'ambassade de Sa Majesté Très Chrétienne en Angleterre : M. le vicomte de Marcellus, 1er secrétaire : le baron Decazes, 2° secrétaire ; M. de Bourquency, 3° secrétaire ; MM. de Billing, le comte de Boissy, M. Desmousseaux, M. Delalot, M. le vicomte de Castelbajac, M. Duvivier, attachés ; M. l'abbé Voyaux de Franoux, l'abbé Chêne, l'abbé Lasne, l'abbé de la Porte, l'abbé Dalmont, chapelains ; Louis Bonnet, Londres, le 1er septembre 1822 ». ↩

1. La nomination du prince Jules de Polignac fut décidée en mai 1823. Il arriva à son poste le 17 juillet et l'occupa jusqu'au 8 août 1829, pour prendre à cette date la présidence du Conseil et le portefeuille des Affaires Etrangères. ↩

Le lendemain, il écrivait au marquis de Londonderry, principal secrétaire d'État aux Affaires Étrangères, à sa résidence de North-Gray, près Londres :

My Lord, J'ai l'honneur d'annoncer à Votre Excellence que je suis arrivé hier au soir à Londres, en qualité d'ambassadeur de Sa Majesté Très Chrétienne. Empressé de commencer les relations que je me félicite d'avoir à entretenir avec vous, Monsieur le marquis, je vous prie de vouloir bien m'indiquer le moment où vous pourrez me recevoir.

J'ai l'honneur d'être avec la plus haute considération,

My Lord, votre très humble et très obéissant serviteur.