Chapitre V (suite)
[Chateaubriand] → [Mme de Custine], Mardi, 27 novembre 1821
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : E. Plon, Nourrit, 1893, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.
J'ai laissé la paix et le bonheur à Fervaques. J'ai trouvé ici tous les ennuis et les tracasseries de la terre, maladie, politique, tourments, etc. Je suis bien à plaindre et les quatre jours de votre solitude m'ont rendu les misères accoutumées plus insupportables. Si vous me regrettez, moi je vous regrette à jamais. Je reçois votre lettre. Mille choses à tout le monde de ce bon château. Je suis bien touché, bien reconnaissant de leurs sentiments pour moi, et je leur rends tous leurs éloges. Vous voyez que je suis bien découragé. A vous, toujours à vous. Il n'y a que le courrier de Lisieux que je conserverai dans mon royaume. Pensez à moi. Si Madame de Cauvigny est arrivée, dites-lui qu'elle a bien mal pris son temps et le mien.
Mardi, 27 novembre 1821.