XXXI
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris Société de Mercure de France, 1908, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.
27 janvier 1855.
Je suis maintenant au Marais, rue de Vendôme, n° 5 ; j'habite les combles d'un vieux château royal, où sont venus souvent Voltaire, Chaulieu, Lafare, etc., etc. Tout près du grand jardin où ces messieurs se sont sans doute promenés souvent. Un chansonnier n'a pas droit à de si grands honneurs, bien que ce soit un ancien épicier qui possède ce reste des propriétés des enfants de Gabrielle.
J'achève ici ma vie, moins tranquillement toutefois que je le désirerais. Tant de gens me croient du crédit qu'on me relance ici pour tirer parti de ma faveur prétendue : je n'ai qu'un peu celle des libraires, rois qui sont fort chiches.
Et vous, chère amie ? N'allez-vous pas recommencer à courtiser ces rois-là? Votre histoire est-elle enfin terminée? dépêchez-vous. L'ancien monde s'en va. Il en naît un tout nouveau qui rira bien de celui qui l'a précédé. Voyez quel chemin il a fait depuis 8g.
Adieu. Tout à vous de cœur.
IV