XXII. Tours, з mars 1837
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris Société de Mercure de France, 1908, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.
On ne vous a pas trompée en vous disant que je travaillais. Ce qu'il faut ajouter, c'est que je ne travaille pas vite. Je suis pourtant soutenu par l'idée d'être utile, la seule qui aujourd'hui puisse me remettre à écrire.
Je me plais beaucoup dans mon nouvel ermitage, mais j'ai eu de la peine à m'acclimater sur les bords de la Loire, bords trop vantés, selon moi. Un de mes amusements, c'est l'arrangement de mon petit jardin : croiriez-vous que je fais planter, moi, déjà si vieux ! Ma maison n'est qu'une bicoque, mais j'y suis à ravir, ma seule peine est de penser qu'il faudra peut-être m'en éloigner. J'ai l'idée d'aller à Paris vers le printemps. Vous n'y serez sans doute plus. Je ne vous remercie pas moins du logement que vous me proposiez.
Ayez donc la bonté de ne plus affranchir quand vous m'écrivez, sinon je continuerai, moi, à affranchir aussi.
Adieu. Rappelez-moi au souvenir de nos amis communs, et surtout à celui de votre sœur.
A vous de cœur,