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L'Enchanteur 1768—1848
Chateaubriand inédit En marge de l'ambassade de Londres (1822)

En marge de l'ambassade de Londres (1822)

Chateaubriand inédit · 1 min de lecture · chapitre 11 sur 34

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : H. Leclerc, 1917, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.

1. - Le Travellers'Club.

J'ai montré Chateaubriand se rendant à Londres sans avoir rien obtenu pour La Bourdonnaye et ses autres amis. Son ambassade de Londres ayant été exposée par M. le comte d'Antioche avec l'ampleur et la compétence que réclamait ce beau sujet (2), il me reste seulement à produire sur des points accessoires quelques témoignages inédits.

A Londres, les premières impressions de Chateaubriand furent tristes. Il dit sa plainte à Mme de Duras, à Mme Récamier, à Joubert : les souvenirs de l'émigration, les embarras de l'emménagement, l'atmosphère humide chargée de brumes et de charbon lui sont un poids très lourd3. Cependant il ne tarde pas, comme c'était son devoir, à fréquenter la société politique et mondaine, qui ne demandait d'ailleurs qu'à faire grand accueil à un homme précédé et servi par une si haute réputation. Arrivé le 5 avril, il a eu le 10 sa première entrevue avec lord Londonderry, ministre des Affaires étrangères (1). Ce même jour, un des cercles de Londres, le Travellers' Club, décidait que désormais les invitations à venir au cercle ne seraient faites que par son Comité, et ce Comité chargeait son secrétaire d'en adresser une à Chateaubriand qui répondit par le billet suivant :

(3) Cf. Correspondance générale, t. III, pp. 6, 9, 10. ↩