III. Au ministère des Affaires étrangères (suite)
Chateaubriand → [Marquis de Lauriston], 22 mai 1823, Paris
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : H. Leclerc, 1917, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.
Paris le 22 mai 1823.
Permettez moi, mon cher Collègue, de vous rappeler encore une fois l'affaire du Musée des Antiques à laquelle je prends un très grand intérêt et que je vous ai vivement recommandée. Je m'y intéresse d'abord à cause de l'importance de cette œuvre qui fait honneur à la France. Il est vraiment digne de la munificence Royale d'aider de simples particuliers qui l'ont entreprise et qui sollicitent la protection de S. M. pour être à même de l'achever.
Leur demande est réduite de près de moitié et ils sont décidés à redoubler d'efforts et de sacrifices pour arriver avec le secours que vous leur accorderez à la fin de l'entreprise qui est aujourd'hui suspendue. Tout acte de bienveillance que vous aurez exercé envers M. Nicolle qui a principalement supporté le fardeau des immenses dépenses du Musée des Antiques, me sera très agréable, et je vous en aurai une reconnoissance toute particulière.
Agréez, mon cher Collègue, la nouvelle assurance de ma haute considération.
Chateaubriand (2).