En marge de l'ambassade de Londres (1822) (suite)
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : H. Leclerc, 1917, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.
Dussault ne fut pas élu et mourut en 1824 sans être devenu académicien : on lui avait préféré Mgr Frayssinous pour le fauteuil de l'abbé Sicard et le baron Dacier pour celui du duc de Richelieu. Quant à Raynouard, il attendit pour répondre à Chateaubriand l'issue de la bataille, évitant ainsi de s'engager par une promesse ferme qui eût pu compromettre son autorité de Secrétaire perpétuel, se mettant aussi par là en position de mieux juger les coups et de donner à son correspondant une courtoise mais ferme leçon. Il n'indique pas expressément qu'il ait voté pour Dussault, et il fait entendre qu'un académicien toujours absent et peu soucieux des travaux de la Compagnie ne saurait avoir sur ses choix aucune influence. La lettre est rédigée avec le plus grand soin, et les expressions en ont été mûrement pesées, comme en font foi les ratures du brouillon d'après lequel je la publie : ce brouillon, non daté et non signé, conservé par Raynouard et joint par lui à la lettre de Chateaubriand, a passé avec elle dans les ventes d'autographes et entra ainsi dans la collection qui me fournit les éléments de cette étude.