Avis
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : M. Lévy, 1859, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.
Il me semble qu'avant de commencer je dois compte à mes lecteurs de mes procédés envers l'œuvre que j'ai soumise à mes commentaires.
N'ayant ni le droit ni le désir de publier une édition nouvelle des Mémoires d'Outre-Tombe, je me suis borné i en extraire succinctement les passages auxquels se rattachent mes réminiscences, mes éloges, mes critiques, et principalement les développements que, dans nos conversations intimes, l'auteur donnait lui-même à son propre texte. Dès lors, j'ai cru qu'il me suffisait de répéter simplement le mot ou la phrase lorsqu'il s'agissait de grammaire, les noms historiques s'ils provoquent de nouveaux traits du peintre primitif ou du glossateur, l'épigramme quand j'avais à la combattre, la pensée quand j'avais à l'admirer : le tout renfermé en si peu de lignes, que mes citations se sont rarement étendues jusqu'à la longueur d'un paragraphe.
Si mes scrupules sur ce point avaient laissé dans mon écrit une certaine obscurité, quand j'ai visé surtout à éclairer les tableaux pour en dissiper les ombres, il ne me resterait plus qu'à renvoyer le lecteur incertain du sens, ou impatienté de mes réticences, aux douze volumes de l'ouvrage. Je ne me suis jamais proposé d'en offrir même un abrégé; car je n'y ai pris que ce qui touchait de plus près à mes propres impressions et aux remarques anecdotiques de mon journal.
Pour faciliter ce retour aux Mémoires d'Outre-Tombe, si on le croit nécessaire, j'ai soigneusement indiqué en tête de chacune de nos notes la page de la première édition à laquelle elle s'applique; et j'ai suivi exactement l'ordre chronologique de chaque tome, afin d'éviter la confusion.