Lettres inédites a m. Clausel de Coussergues. « Notre meilleur ami (suite)
Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Feret et Fils;Champion, 1888, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.
Le même jour, elle grondait son « cher abbé » dans une lettre qu'il devait recevoir des mains de M. Deguerry - autre ami bien cher de Mme de Chateaubriand.
Sainte-Beuve a cité un mot de cette lettre, mais sans indiquer la source. Après l'avoir longtemps cherchée et fait chercher, j'ai pu la lire enfin, grâce à l'obligeance d'un savant professeur de la Faculté catholique de Lyon, dans un volume intitulé : Chateaubriand, sa vie et ses œuvres, par Colombet. Il ne se peut lire rien de plus exquis que cette lettre : l'esprit et le cœur s'y balancent avec autant de naturel que de charme ; un passage est à relever; du moins me touche-t-il plus que les autres : c'est celui que Mm de Chateaubriand consacre au souvenir de son amie, « la pauvre Mme Joubert ». Certes, le mot est rapide, comme toujours, mais que l'accent dit bien l'émotion sincère et profonde :