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L'Enchanteur 1768—1848
Madame de Chateaubriand, lettres inédites à M. Clausel de Coussergues Lettres inédites a m. Clausel de Coussergues. « Notre meilleur ami (suite)

Lettres inédites a m. Clausel de Coussergues. « Notre meilleur ami (suite)

Madame de Chateaubriand, lettres inédites à M. Clausel de Coussergues · 1 min de lecture · p. 56 · chapitre 24 sur 81

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Feret et Fils;Champion, 1888, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

Il était fort question en 1809 d'appeler Clausel au Conseil de l'Université : « L'Université a besoin de vous, » lui écrivait son amie; et Joubert, à peu de temps de là, lui faisait la même déclaration en termes presque identiques : « Il faut à l'Université des hommes comme vous. »

Un mot de la lettre de Joubert permet de supposer qu'il était également question de le rendre à la magistrature, objet de son premier choix : « Soyez toujours le doux et ardent Clausel dont je suis persuadé que les avis vaudront mieux que les lois. »

Pendant que Fontanes et Joubert l'appelaient à eux, Cambacérés, son ancien collègue à la cour des aides de Montpellier, avant la révolution, travaillait à le faire nommer conseiller à la cour de cette même ville. Clausel penchant de ce côté, la nomination se fit en 1808, disent les dictionnaires biographiques, en 1811, dit la notice contenue dans l'ouvrage intitulé, le Tribunal et la Cour de cassation1; c'est la dernière date qui est la bonne.

(1) Notices sur le personnel (1791-1879) recueillies et publiées avec l'autorisation de M. le Garde des Sceaux, par les soins du Parquet de la Cour. - Paris, imprimerie nationale, MDcccuxxIx (L. de Raynal, ancien procureur général). ↩

Clausel était à Paris, selon toute vraisemblance, quand Mme de Chateaubriand lui envoya, en guise d'adieu, cette lettre incomplètement datée. Les enfants de M. de Clausel la supposent de 1810 ou 1811.