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L'Enchanteur 1768—1848
Madame de Chateaubriand, lettres inédites à M. Clausel de Coussergues [Mme de Chateaubriand] → [Clausel de Coussergues], Méréville ce 21, Méréville

Lettres inédites a m. Clausel de Coussergues. « Notre meilleur ami (suite)

[Mme de Chateaubriand] → [Clausel de Coussergues], Méréville ce 21, Méréville

Madame de Chateaubriand, lettres inédites à M. Clausel de Coussergues · 1 min de lecture · chapitre 23 sur 81

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Feret et Fils;Champion, 1888, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.

Méréville ce 21.

Vous savez la part que je prends è tout ce qui vous touche. Je suis désolée que la santé de Mme de Clausel vous donne encore de l'inquiétude, mais j'espère que les eaux vont achever sa guérison et que vous pourrez revenir à Paris avant la fin de septembre. Songez, mon cher, que vous avez besoin de l'Université et que l'Université a besoin de vous ; tous ses membres futurs vous attendent comme des gens quiseront enchantés de vous voir siéger au milieu d'eux, - d'où vous pourrez encore venir siéger, crier, disputer et dogmatiser à nos petites soirées, que nous espérons rétablir cet hiver.

A présent que je sais votre adresse, je vais me mettre à vous écrire de longs bavardages; mais, pour aujourd'hui, je ne vous donnerai que ce petit signe de vie, parce qu'en effet je vis à peine, tant je suis accablée par une de mes grandes migraines.

Nous sommes depuis trois semaines Méréville, où nous resterons jusqu'au ror septembre que nous irons rêver avec le grand rêveur, sur les bords de l'Yonne.