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L'Enchanteur 1768—1848
Madame de Chateaubriand, lettres inédites à M. Clausel de Coussergues [Mme de Chateaubriand] → [Clausel de Coussergues], Mercredi, 20 juin 1838

Lettres inédites a m. Clausel de Coussergues. « Notre meilleur ami (suite)

[Mme de Chateaubriand] → [Clausel de Coussergues], Mercredi, 20 juin 1838

Madame de Chateaubriand, lettres inédites à M. Clausel de Coussergues · 1 min de lecture · p. 82 · chapitre 58 sur 81

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Feret et Fils;Champion, 1888, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

Mercredi, 20 juin 1838.

Mon cher ministre,

Contre son ordinaire, la Sœur Marie a sottement expliqué ce que est que l'Infirmerie de Marie-Thérèse, à la princesse de Berghes, qui, bien endoctrinée, aurait pu se souvenir de la maison, autrement que dans ses prières. D'abord la Sœur a fait entendre à la bonne dame que Mme la Dauphine avait donné des trésors à l'établissement, et ensuite que l'établissement se soutenait très bien par la vertu du savoir faire des sœurs, dans ce qui concerne la basse-cour et le chocolat. Enfin, il résulte de la conversation que la maison ne doit rien à M. de Chateaubriand, qui ne donnerait pas ce qu'elle coûte pour 10o,ooo fr., et' que, grâce à mes dix cornettes, elle n'a plus besoin de rien. Je vous prie donc, mon cher ami, quand vous verrez Mme de Berghes, de lui dire d'abord que la maison est reconnue indépendante des hospices, et peut toucher des donations, fondationset legs; c'est essentiel. Ensuite, vous saurez ce qu'ajouter sur le but, l'utilité et les besoins de la maison, la présentant cependant toujours prospère, car vous savez qu'on ne donne qu'aux riches. Vous ne manquerez pas aussi de vous étendre sur mes regrets de n'avoir point été prévenue de la pieuse visite : j'aurais été trop heureuse, etc.