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L'Enchanteur 1768—1848
Les correspondants de J. Joubert 1785-1822 Les correspondants de J. Joubert

Les correspondants de J. Joubert

Les correspondants de J. Joubert 1785-1822 · 14 min de lecture · p. 2–15 · chapitre 2 sur 33

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Calmann Lévy, 1884, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

M. Joubert est aujourd'hui célèbre comme penseur et comme écrivain. Sa gloire littéraire a été consacrée par M. de Chateaubriand, son contemporain et son ami. Des critiques éminents, qui, n'ayant pas goûté le charme de son commerce, ont été plus indépendants peut-être pour le juger, ont pleinement confirmé les appréciations de l'auteur du Génie du Christianisme. Avant tous les autres, il faut nommer le plus sévère et le plus délicat, M. Sainte-Beuve, qui s'est particulièrement attaché à faire connaître M. Joubert et dans de nombreux articles a mis en relief l'élévation et l'originalité de son esprit, l'élégance achevée de son style, « cette singularité et cette humeur individuelle dans les jugements, et cette manière qui fait qu'il ne dit rien, absolument rien, comme un

autre. Peu d'écrivains sont aujourd'hui plus cités par les esprits distingués; et ses Pensées, devenues comme une monnaie de bon aloi, ont cours au même titre que celles de la Rochefoucauld, de la Bruyère ou de Vauvenargues; peut-être même pourrait-on les comparer à celles de Pascal, ces admirables fragments d'un édifice qui n'a jamais été achevé.

Joseph Joubert, né en 1754 à Montignac en Périgord, arriva à Paris vers 1778, à l'âge de vingt-quatre ans. Sa jeunesse avait été studieuse, et il ne venait chercher ni la fortune ni les distractions qu'une grande ville offre toujours aux jeunes gens. Il n'avait quitté sa famille que pour accroître son instruction. Admis bientôt, grâce aux qualités supérieures de son intelligence et à l'agrément de ses manières, dans la familiarité des écrivains les plus illustres de cette époque, il vécut à Paris, comme y vivaient alors les gens d'esprit, il causa. Il voyait souvent Marmontel, la Harpe, d'Alembert, qui aimaient à s'entretenir avec lui. II connut surtout Diderot, qui l'avait accueilli avec une faveur spéciale et ne dédaignait pas de le diriger dans ses travaux. La parole de ce maître, pleine de chaleur et de mouvement, remuait profondément ses auditeurs, et M. Joubert, séduit par l'éloquence et les sophismes du grand causeur, s'accuse humblement de s'être laissé aller quelque temps à l'entraînement du flot philosophique; mais le péril ne fut pas pour lui de longue durée : il était doué d'un sens trop droit, il avait puisé dans une instruction solide et une éducation religieuse des principes trop fermes pour ne pas reconnaître bientôt, comme il le dit lui-même, que « Diderot et les philosophes de son école prenaient surtout leur érudition dans leur tête et leurs raisonnements dans leurs passions ou leur humeur ». Du contact de cette société brillante, mais dangereuse, M. Joubert sut ne garder que les avantages : « Diderot eut en lui un singulier élève, fait observer M. Sainte-Beuve, un élève épuré, finalement platonicien et chrétien, épris du beau idéal et du saint, étudiant et adorant la piété, la chasteté, la pudeur, ne trouvant pour s'exprimer sur ces nobles sujets aucune forme assez éthérée, aucune expression assez lumineuse. Pourtant ce n'est que par ce contact de Diderot qu'on s'explique bien, en M. Joubert, la naissance, l'inoculation de certaines idées si neuves, si hardies alors, et qu'il rendit plus vraies, en les élevant et les rectifiant. »

En 1790, M. Joubert retourna à Montignac, pour remplir les fonctions de juge de paix, nouvellement créées, et auxquelles il avait été élu en son absence; mais en 1792, se reconnaissant impuissant à faire quelque bien, il refusa une seconde élection et revint à Paris. Peu de temps après, et au milieu même de la tourmente révolutionnaire, il s'allia à une honorable famille de Bourgogne et épousa mademoiselle Moreau de Bussy, qu'il avait pu apprécier dans de fréquents voyages auprès d'un vieux parent, Villeneuve-sur-Yonne, et dont , la raison, l'esprit et la bonté devaient assurer le bonheur de son intérieur.

C'est près de Villeneuve, où il se fixa d'abord après son mariage, qu'il connut, en 1794, madame de Beaumont, préservée comme par miracle et seule de tous les siens des poursuites du Comité de sûreté générale. C'est là qu'il avait déjà, en 1788, préparé entre son ami Fontanes et mademoiselle Chantal de Cathelin, de passage à Villeneuve, une union qui apporta bientôt au jeune poète une brillante situation de fortune.

Quand leș temps redevinrent calmes, il partagea sa vie entre Villeneuve et Paris. Pendant l'hiver et jusqu'au milieu de l'été, il habitait, avec la famille de sa femme, une maison appartenant à l'un de ses beaux-frères et située à Paris rue Saint-Honoré, près de la rue de l'Échelle1. A partir de 1803, la société distinguée qui se réunissait chez madame de Beaumont se transporta dans le salon de M. Joubert : M. et madame de Chateaubriand, madame de Vintimille, M. de Fontanes, M. Molé, M. de Chènedollé, M. Gueneau de Mussy, s'y réunissaient d'ordinaire.

1. Cette maison porte le numéro 175 et est occupée par la fabrique de chocolat Devinck. M. Joubert habitait le fond de la cour. ↩

Puis M. Joubert retournait i Villeneuve; il y assistait aux vendanges et y passait l'automne. Le charme paisible de cette petite ville, située sur les bords de l'Yonne, avec& « son fleuve de lumière qui coule du côté de Sens et ses trente coteaux autour de la ville » était en harmonie avec les goûts de M. Joubert. Le 1° mai 1793, il écrivait à mademoiselle Moreau, qui devait bientôt devenir sa femme : « J'aime en vous, et vous et votre frère, et votre amie, et ce pays qui m'a tant plu. » Il revoyait avec plaisir les vignobles et les bois qui bornent l'horizon, les belles promenades de Villeneuve, sa jolie église gothique, ses vieux remparts et ses élégantes portes de ville. L'hospitalité simple, mais large et cordiale, de M. et de madame Joubert attirait chaque année quelques-uns de leurs amis à Villeneuve : M. et madame de F'ontanes, M. Molé, M. et madame de Chateaubriand, y firent de longs séjours, et l'on montre encore, dans la vieille maison de la rue du Pont, conservée par l'une des petites-nièces de M. Joubert avec le mobilier d'autrefois et tous les souvenirs de famille, l'appartement de l'auteur du Génie du Christianisme et la table sur laquelle, au retour de son voyage en Orient, il mit la dernière main aux Martyrs et commença l'Itinéraire de Paris à Jérusalem.

Nous ne raconterons pas en détail la vie de M. Joubert, qui fut très calme et remplie surtout, comme le dit son biographe, par « la poursuite de la vérité et du beau, passion et rêve de sa vie » et par les jouissances simples et paisibles de la famille et de l'intimité. Les lettres de ses correspondants jetteront sur cette existence une vive lumière.

Disons seulement qu'en 1808 M. de Fontanes, devenu grand-maître de l'Université impériale, appela son ami aux fonctions importantes de conseiller et d'inspecteur général de l'Université. M. Joubert en remplit les devoirs avec un intérêt passionné et le dévouement le plus consciencieux. Les tournées qu'il dut entreprendre achevèrent d'altérer sa santé ; et, dans les dernières années de sa vie, il fut obligé de garder la chambre la plus grande partie du jour; mais ses amis, privés de ses visites, ne voulurent pas renoncer au charme de son entretien, et son lit était assidûment entouré par les hommes les plus spirituels et les femmes les plus aimables. Madame de Chateaubriand et les duchesses de Duras et de Lévis étaient particulièrement exactes à venir jouir de sa conversation.

M. Joubert, bien qu'il y eût été souvent convié, ne publia rien de son vivant; sa modestie égalait son mérite, et il avait un sentiment si délicat de la perfection littéraire, qu'il n'était jamais satisfait de la forme donnée à sa pensée. Il n'écrivait que « par fragments, pour lui seul, à de longs intervalles et à de rares instants v. - J'aime le papier blanc plus que jamais, mandait-il à M. de Fontanes, et je ne veux plus me donner la peine d'exprimer avec soin que les choses dignes d'être écrites sur de la soie ou de l'airain. Je veux, vous dis-je, être parfait, cela seul me sied et peut me contenter. »

Après la mort de M. Joubert, survenue en 1824, M. de Chateaubriand se fit remettre les cartons qui contenaient les notes de son ami; et, relevant sur les petits cahiers, où celui-ci avait coutume de les écrire, ses jugements philosophiques et ses appréciations littéraires, il fit paraître, avec une préface éloquente, un choix de Pensées, tiré à un petit nombre d'exemplaires et destiné seulement au cercle des intimes. Le cercle, ainsi que l'avait prévu M. Sainte-Beuve, rendant compte de cette nouveauté, s'élargit tellement, que le public voulut y entrer. Le succès dépassa même les bornes de la France: un jour madame Joubert reçut une lettre d'une princesse de la famille impériale de Russie, qui sollicitait instamment un exemplaire des Pensées; elle racontait qu'elle avait eu grand'peine à se procurer l'ouvrage une première fois, et que l'empereur Nicolas, l'ayant lu, en avait été si charmé qu'il le conservait toujours sur sa table de travail et refusait de le rendre1.

1. Une traduction en anglais des Pensées a paru en 1877 (London, Macmillan and Co); elle est l'œuvre du professeur Attwell, qui habite Barnes, dans le comté de Surrey. Cette traduction a été signalée, à l'époque de sa publication, par la Revue des Deux Mondes. ↩

Un neveu par alliance de M. Joubert, M. Paul de Raynal, frère de mon père, fut pressé par les admirateurs des Pensées d'en donner une édition accessible à tous, et s'attacha bientôt avec une sorte de passion cette œuvre délicate et difficile. L'examen le plus scrupuleux des papiers de M. Joubertlui fitdécouvrir des pensées négligées par M. de Chateaubriand et qui cependant ne semblaient pas inférieures aux premières; en même temps il eut l'idée de rechercher les lettres écrites par M. Joubert à ses amis et fut assez heureux pour en rassembler un grand nombre, dignes d'être comparées aux plus célèbres et que n'auraient pas reniées Voltaire ou madame de Sévigné. Il composa deux volumes de pensées et de lettres, et y joignit une notice pleine de renseignements intéressants sur M. Joubert et la société ou il avait vécu. Le style de cette biographie ne dépare pas, au dire des meilleurs juges, l'œuvre à laquelle elle sert de préface: « M. de Raynal, écrivait M. Géruzèz, a augmenté la valeur de ce recueil, en le faisant précéder d'une notice étendue, attachante par la peinture d'un caractère aimable et l'analyse d'un esprit charmant. Ce travail, que nul de nos aristarques par profession ne désavouerait, cause une agréable surprise, lorsqu'on songe qu'il n'est que le délassement de graves fonctions administratives¹1 » Et M. de Sacy disait lui-même : « C'est un de ces portraits vivants dont la ressemblance se fait sentir même è ceux qui n'ont jamais vu le modèle. Je connais maintenant M. Joubert; je l'ai entendu causer; j'ai été admis dans cette bibliothèque qu'il n'ouvrait qu'à ses meilleurs amis ; j'ai manié son vieux Platon, tout couvert de ses notes; il m'a conté l'histoire et pour ainsi dire la généalogie de chacun de ses livres. Je l'ai vu aussi bon et aussi simple dans les relations de famille que supérieur dans le commerce de l'esprit et de la pensée. » Le succès de la publication fut considérable; mais M. Paul de Raynal, prématurément enlevé à l'affection des siens, put e peine jouir de la récompense qu'il avait si bien méritée ; et, lorsque l'ouvrage fut épuisé, c'est à M. Arnaud Joubert, son beau-père, frère du penseur, et ancien conseiller à la Cour de cassation1, qu'échut la mission de répondre aux désirs du public. Il fit imprimer en 1850 une nouvelle édition, très peu différente de la première et précédée d'un court avant-propos. Enfin dix ans plus tard, après la mort de M. Arnaud Joubert, les exemplaires de cette seconde édition étant devenus. rares, mon père fut prié, malgré les travaux absorbants de sa carrière judiciaire, d'examiner s'il ne serait pas possible d'ajouter à l'œuvre de M. Joubert quelques fragments inédits. Les précieux cartons renfermaient encore bien des pensées remarquables; des amis de la famille lui communiquèrent plusieurs lettres récemment retrouvées ; il rassembla en même temps les articles consacrés à M. Joubert par les critiques les plus célèbres et fit paraître en 1862 une troisième édition, que les éditions suivantes n'ont fait que reproduire2.

1. M. P. de Raynal était alors sous-intendant militaire à Paris et chargé d'un cours important à l'École d'état-major. ↩

1. M. Arnaud Joubert, né à Montignac en 1768, après avoir été, sous le premier empire, procureur impérial près le tribunal de la Seine, ne siégea pas moins de trente-cinq ans à la Cour de cassation, où il fut premier avocat général et conseiller. Il donna sa démission en 1848 et mourut le 20 juillet 1854. ↩

2. Pensées et Correspondance de Joubert, avec un avant-propos de M. Louis de Raynal, alors avocat général et depuis procureur général à la Cour de cassation. 1862, Paris, Didier. ↩

M. Joubert, par le genre de son talent et en raison même de la perfection à laquelle il a visé, n'est pas destiné à devenir jamais un écrivain populaire, mais son œuvre est dans les mains de tous les hommes instruits. Elle semble maintenant aussi complète que possible; on ne trouverait que difficilement à glaner dans les notes qu'il a laissées, et il serait peu aisé de découvrir de nouvelles lettres émanant de sa plume, après les recherches minutieuses faites dans la famille de tous ses correspondants. Mais il avait eu le rare privilège de n'entretenir de relations qu'avec des personnes de l'esprit le plus distingué, retenues autour de lui jusqu'à sa mort par la sûreté de son commerce et le charme de sa conversation ; il avait été le conseil toujours écouté d'hommes qui ont tenu une grande place dans le monde ou dans les lettres, et l'on pouvait se demander si le travail, inauguré par M. de Chateaubriand et achevé par ceux dont j'ai l'honneur de porter le nom, n'était pas susceptible d'être enrichi, si son intérêt ne serait pas augmenté par la réunion des lettres adressées à M. Joubert. Bon nombre de ces lettres avaient été conservées, j'en connaissais quelques-unes; leur mérite et le nom de ceux qui les avaient écrites suffisaient pour me faire deviner la valeur des autres; mais des occupations plus graves m'avaient empêché de satisfaire ma curiosité et de rassembler toutes celles qui pouvaient encore exister.

L'exécution des décrets contre les congrégations religieuses, en m'obligeant à quitter la magistrature, m'a procuré des loisirs : j'ai été assez heureux pour pouvoir les employer à réaliser une idée conçue depuis longtemps. Admis en toute liberté, grâce aux liens de parenté et d'affection les plus intimes, par les petites-nièces de M. Joubert1 à consulter leurs archives de famille, j'ai dépouillé de précieux autographes, j'en ai extrait les parties qui m'ont paru dignes de fixer l'attention du public, et je viens aujourd'hui les offrir aux admirateurs de M. Joubert.

1. M. Joubert n'a pas eu de descendants directs, son fils unique étant mort jeune et sans enfants; mais le culte de sa mémoire est pieusement conservé par les trois petites-filles de son frère, madame du Ghayla, madame de Lander et mademoiselle de Raynal. ↩

Je dois toutefois avouer certaines déceptions : les lettres de M. de Chateaubriand, plus que toutes les autres, me semblaient précieuses, et, connaissant l'intimité qui l'avait uni pendant plus de vingt ans à M. Joubert et. leurs fréquentes séparations, j'espérais recueillir de ce côté une abondante et riche moisson; malheureusement, je n'ai découvert, au milieu de billets purement intimes, que quatre lettres dignes d'être publiées.

J'ai vainement aussi recherché la trace de celles de madame de Vintimille, que mentionne si souvent la correspondance de M. Joubert : écrites par une femme très spirituelle, dont la verve devait être excitée par les missives si aimables et si soignées de son respectueux admirateur, elles auraient offert un attrait particulier.

Celles de M. de Chênedollé font également défaut. Par bonheur, M. Joubert avait d'autres correspondants dont les lettres ont été conservées : j'en ai rassemblé un grand nombre de M. de Fontanes, de M. Molé, de madame de Chateaubriand; celle-ci, presque ignorée de son vivant et tout à fait oubliée aujourd'hui, était fort appréciée de ses amis, qu'égayait le tour original et brillant de son esprit et qu'édifiait son admirable charité; les lecteurs, j'en suis assuré, seront heureux d'apprendre à la connaître. Celles de madame de Beaumont, pleines de renseignements sur son existence en Bourgogne, ses relations avec M. de Chateaubriand et les derniers mois d'une vie prématurément interrompue sont aussi nombreuses. Quelques-unes, mais en trop petite quantité, sont adressées à M. Joubert par deux femmes très distinguées, madame la comtesse de Guitaut et madame la chanoinesse Victorine de Chastenay. Enfin j'ai cru devoir reproduire la seule lettre que j'aie retrouvée d'un gra bert et de la famille de Guitaut, ! fort instruit et très original, qui plus grande partie de sa vie.

Ces diverses correspondances lonnées de 1785 à 1822 et apparti que importante pour l'histoire de littérature françaises, signalée d'a terribles de la Révolution et plus de renaissance intellectuelle, à l et les conseils de M. Joubert n étrangers. Elles renferment peu tiques : les malheurs de la fin avaient appris à ne confier à la po ciation compromettante, et les ét absorbaient d'ailleurs une si gran tence que l'on avait besoin de s'en d ses amis. La politique, aujourd' qu'à cette époque, mais elle fatigi ses incidents dépourvus de toute sera sans doute, par là même, mie

L'ordre chronologique a paru le meille dans cette publication : avant les lettres Chateaubriand, dont les premières sont et celles de madame de Chateaubriand mencent en 1806, on trouvera celles de ! tanes qui remontent à 1785, et celles de r Beaumont, dont la plus ancienne est dat de décembre 1794. Les lettres de M. Molé pour la plupart à M. Joubert, en 180 et qu'on ne pouvait intercaler entre cell madame de Chateaubriand, ainsi que les madame de Guitaut et de madame Vi Chastenay, écrites de 1807 à 1814, vie dernier lieu.