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L'Enchanteur 1768—1848

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Les correspondants de J. Joubert 1785-1822 · 1 min de lecture · chapitre 1 sur 33

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de Paris : Calmann Lévy, 1884, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Voir le fac-similé.

Les lettres que nous offrons au public ont récemment paru dans le Correspondant. L'intérêt qu'elles ont inspiré à un grand nombre de lecteurs nous a décidé à les réunir en volume. Les admirateurs de l'auteur des Pensées, particulièrement ceux qui se rapprochent par l'âge du temps où il a vécu, ont aimé à pénétrer plus avant dans son intimité et à voir revivre la société dont il était le centre. En même temps, le goût aujourd'hui si répandu des papiers inédits a favorisé l'apparition de correspondances signées de noms très connus et se rattachant en partie aux événements dramatiques de la Révolution.

Pour satisfaire d'une manière plus complète la curiosité des lecteurs, nous avons fait reproduire par la gravure les traits de deux femmes spécialement chères à M. Joubert, mesdames de Beaumont et de Chateaubriand. La première est déjà célèbre par son esprit et ses malheurs. Quant à la seconde, qui s'est volontairement effacée dans la gloire de son mari, elle mériterait d'être mise en pleine lumière par un écrivain autorisé; l'esprit charmant de cette femme supérieure suffira du moins, par lui seul, à la faire proclamer digne du nom illustre qu'elle a porté.

Les détails biographiques dans lesquels il était nécessaire d'encadrer ces lettres ont été rectifiés sur quelques points et complétés sur beaucoup d'autres, à l'aide de documents gracieusement communiqués par les descendants des amis de M. Joubert ou recueillis dans les Archives nationales.

Nous serions bien largement récompensé de nos recherches, si ces pages, pleines des témoignages d'affection les plus touchants pour M. Joubert, pouvaient étendre et fortifier l'admiration qu'il inspire.

Le Vernay (Cher), mars 1883.