Aller au contenu
L'Enchanteur 1768—1848
Domaine de Méréville

Lieux

Méréville

Méréville (Essonne)

Chez Alexandre de Laborde, frère de Natalie de Noailles.

En bref

ChâteauMéréville (Essonne), domaine et jardins du banquier Jean-Joseph de Laborde ; la famille Laborde (Alexandre, Natalie, future Mme de Noailles) y reçoit.
SéjoursIl y est présenté par Mme de Vintimille (1804) ; printemps 1805, un mois avec Céleste, sitôt installés place Louis XV ; automne 1805 de nouveau (Cahier rouge).
Ce qu’il y faitIl y lit les aventures de Blanca (Le Dernier Abencérage) et de Velléda (Les Martyrs) ; il y entend parler pour la première fois de Mme de Duras.
AprèsEn revenant d’Espagne (1807), il aperçoit de la route la colonne de Méréville.
CertitudeCertain (Mémoires, livres XVII, XVIII, XXII ; Cahier rouge).

Le lieu

Village de l’Essonne, dans la vallée de la Juine, aux confins de la Beauce.

Histoire

Le banquier Jean-Joseph de Laborde y crée, avec Bélanger et Hubert Robert, l’un des plus célèbres jardins pittoresques de la fin du XVIIIe siècle. Guillotiné en 1794, il le laisse à ses enfants, Alexandre de Laborde et Natalie de Noailles. Une partie des fabriques a été transportée au XIXe siècle à Jeurre, non loin de là. C’est au château de Méréville, domaine des Laborde, que furent lues les aventures de Blanca et de Velléda ; Céleste y passe l’automne de 1806 pendant le voyage en Orient. Plus tard, sur la route des Pyrénées, il aperçoit la colonne du parc depuis le grand chemin.

Les séjours de 1805

« […] lorsque nous y fûmes installés, nous allâmes passer un mois à Méréville chez M. de Laborde […] »

Céleste de Chateaubriand, Cahier rouge.

« De retour à Paris, nous allâmes passer l’automne à Méréville […] »

Céleste de Chateaubriand, Cahier rouge.

« Ici les aventures de Blanca et de Velléda furent lues devant d’élégantes générations […] »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XVII, chapitre 1. · Lire le passage

Ce qu’il en écrit

« Méréville était une oasis créée par le sourire d’une muse, mais d’une de ces muses que les poètes gaulois appellent les doctes Fées. »

Mémoires d’outre-tombe, livre XVII, chapitre 1. · Lire le passage

« […] j’ai aperçu du grand chemin la colonne de Méréville ; ainsi que la colonne de Pompée, elle m’annonçait le désert […] »

Mémoires d’outre-tombe, livre XVIII, chapitre 3. · Lire le passage

Sources et documents

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livres XVII (chap. 1), XVIII (chap. 3), XXII (chap. 24)
Céleste de Chateaubriand, Cahier rouge, année 1805

Natalie de Noailles (1774-1835), Chateaubriand faisant une lecture, vers 1808, mine de plomb sur papier, sans doute dessiné à Méréville, où il lisait ses ouvrages : « Ici les aventures de Blanca et de Velléda furent lues devant d'élégantes générations » (Mémoires, livre XVII, chapitre 1) (Société Chateaubriand, en dépôt à la Maison de Chateaubriand)
Natalie de Noailles (1774-1835), Chateaubriand faisant une lecture, vers 1808, mine de plomb sur papier, sans doute dessiné à Méréville, où il lisait ses ouvrages : « Ici les aventures de Blanca et de Velléda furent lues devant d'élégantes générations » (Mémoires, livre XVII, chapitre 1) (Société Chateaubriand, en dépôt à la Maison de Chateaubriand) — photo Rémi Vernier, 10 octobre 2026, exposition « La Vallée-aux-Loups et l'Abbaye-aux-Bois : les lieux d'un amour », Maison de Chateaubriand, Châtenay-Malabry

Quand il y vécut ou séjourna

Dans le journal

Ajouter un commentaire

Les informations de cette page sont aussi précises que possible, mais des erreurs ont pu s'y glisser. N'hésitez pas à utiliser ce champ pour en signaler une, proposer une source ou démarrer une conversation.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *