Deuxième partie
Alfred de Musset. Sur la porte, jadis, on lisait ce distique d'un poète vésulien :
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Passant, prosterne-toi! C'est devant cet asile Qu'aux pieds du grand Buffon tomba l'auteur d'Emile !
Stimulé par ces inscriptions poétiques, ému par le souvenir du grand homme, par les noms étincelants de Jean-Jacques Rousseau et d'Alfred de Musset, j'allai sur un vieux banc du parc, envahi par la mousse et le lierre, et à mon tour j'écrivis quelques vers en l'honneur de Buffon. Je me rappelle ces strophes :
C'est quand l'aube vermeille annonce un heureux jour, Et fait partout frémir la montagne et la plaine, Dans l'éblouissement de lumière et d'amour, De vie et de chaleur dont la Nature est pleine, Qu'il convient d'évoquer ton puissant souvenir, O grand homme, paré des rayons de la gloire, Et que le philosophe a le droit de venir, Avec recueillement, saluer ta mémoire !
Que de titres conquis au respect de l'Histoire Par ta haute raison, et par ta volonté!
C'est l'hymne triomphant, c'est un chant de victoire Que le poète doit à la fécondité, Au prestige, à l'éclat de ton hardi génie...
Mais je veux t'approcher dans un élan plus beau, Car je suis né là-bas sur ta rive bénie ; Les pampres de Bourgogne ont fleuri mon berceau !