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L'Enchanteur 1768—1848
La comtesse Pauline de Beaumont Archives de la province d'Auvergne

Archives de la province d'Auvergne

La comtesse Pauline de Beaumont · 2 min de lecture · p. 403–404 · chapitre 22 sur 36

Texte issu de la reconnaissance optique du fac-similé de C. Lévy, 1884, non relu : des erreurs de lecture subsistent. Chaque numéro de page ouvre la page scannée, pour vérifier une lecture. Voir le fac-similé.

Le sieur Fournier ayant une sauve garde de votre part, monsieur, en abuse depuis trop longtemps et je viens vous en porter ma plainte, au subjet de trois cent livres quil nous doit, et dont mon mari a étée caution, aincy que d'une autre somme de cent seise ou cent vingt livres qu il doit aussi pour cens, rante ou assenées a nos fermier de la terre de Talande, il est impossible de pouvoir en estre payés, cependant nous devrions estre des premiers, puis quil doit à la trop grande bonté de mou mari, son établissement dans une terre, sans la moindre charge ny condition de sa part; je reclame avec d'autant plus de confiance votre justice, monsieur, pour vous prier de mettre ordre à ce que ces gens la saquitte en tout ou en partie, que le nommé Tixier notre fermier a obtenut un arrêt par lequel cette affaire est renvoyée devant vous monsieur pour y faire droit : permettez moy de vous représenter qu'il n'est pas juste que des étrangers profitte du prodhuit de la manufacture, et que ce meme prodhuit là ne serve pas à en aquitter les depte, je me flatte, monsieur que vous vous randrez à la bonté de mes raison et que vous serez convaincue combien j'ay l'honneur d'être votre très humble très obéissante servante.

Montmorin de Tane. Chadieu ce 4° février 1765

Au dos.

Monsieur de Balinvillier intendant de la province d'auvergne. Un cachet aux armoiries des de Tane el des Montmorin.

Vous avez eu la bonté monsieur de m'inscrire pour la graine de vers à soye dont je vous avais demandé douse onces; vous pritles même celle peine devant moy sur votre bureau; comme je ne me trouve point comprise sur la liste et que la distribution n'est point encore faitte j'ay l'honneur de vous prier monsieur de vouloir bien écrire M. de Lambert pour que je ne sois point oubliée dans le temps de la distribution qui vraysemblablement doit se faire bien tost; je me flatte donc, monsieur, que n'ayant jamais oui de requeste pour nous ou qui nous intéresse personnellement vous aurez la bonté d'apointer celle-cy; je ne vous demande point de nouvelles de la santé de M. de Trudaine, monsieur, je sçay par madame qu'heureusement sa santé est très bonne, je l'ai exortée à ne revenir à Paris que le plus tard qu'il pourra le changement d'air est nécessaire pour la raffermir; j'espère que la vôtre monsieur est bonne et que je seray a portée de vous renouveler qu'on ne peut avoir l'honneur d'être plus que moy, monsieur, votre très humble et très obéissante servante.