Royaliste de la première heure, conspirateur sous le Directoire et le Consulat, caché à Lestang, sa petite terre près de Sancerre, puis exilé aux États-Unis (1807-1814). Il rencontre Chateaubriand à Cadix en avril 1807, par Mme de Noailles ; l’amitié naît à Paris en 1814, se resserre à Gand et devient intime à son retour d’Amérique, en 1820. Ministre à Washington (1816-1822), ambassadeur à Lisbonne (1823-1825), il suit son ami dans l’opposition après 1824 ; en 1828, Chateaubriand le fait nommer ministre de la Marine du cabinet Martignac. En 1830, ils sont les deux seuls à défendre les droits de la branche aînée devant les commissaires des députés ; en juin 1832, ils sont arrêtés ensemble. Chateaubriand passe dix jours chez lui à l’Étang en 1836 et lui fait sa dernière visite en octobre 1847. Il est l’un de ses quatre exécuteurs testamentaires.
En bref
| Naissance | 24 janvier 1776, à La Charité-sur-Loire (Wikidata) ; élevé au collège de Bourges, puis au collège du Cardinal-Lemoine à Paris (sommaire du chapitre I de ses Mémoires). |
|---|---|
| Mort | 28 mai 1857, à Paris (voir la ligne « Divergence »). |
| Divergence | Première rencontre : à Cadix, au début d’avril 1807, selon les Mémoires de Hyde de Neuville (« je crus le reconnaître sans jamais l’avoir vu ») ; Céleste, dans le Cahier rouge, dit avoir fait sa connaissance à Lyon, où il se cachait, ce que son éditeur Ladreit de Lacharrière tient pour une erreur. Départ pour Lisbonne en juillet 1823 : par terre, le 15, en passant par Madrid, selon la lettre de Chateaubriand à Marcellus du 7 juillet et selon Egger ; par mer, sur la frégate la Cybèle, au départ de Brest, selon la lettre à Talaru du 14 juillet. Arrestation de 1832 : le 16 juin selon Biré, Mme Lenormant et les Mémoires de Hyde de Neuville ; les Mémoires d’outre-tombe portent le 20. Dernière visite de 1847 : partie fin septembre, retour le 3 octobre selon Biré ; partie d’Orléans pour Bourges le 26 octobre, retour le 3 novembre selon les lettres de Mandaroux-Vertamy et Mayer ; Beaunier date du 2 octobre la lettre « Me voilà aux confins de la Bretagne », que Mayer date du 30. Mort : 28 mai 1857 (site, et « 1776-1857 » dans les notes de Ladreit de Lacharrière et du comte d’Antioche) ; Wikidata donne 1858. |
| Famille | Sa femme, Anne Marguerite, l’accompagne en exil et en ambassade et dessine leurs voyages ; ils n’ont pas d’enfant (« je n’ai point d’enfants », écrit-il en 1818). Ses Mémoires et souvenirs sont publiés par la vicomtesse de Bardonnet, née Hyde de Neuville (3 vol., 1888-1892). |
| Titres | Baron ; comte de Bemposta (titre portugais, ainsi nommé sur un discours imprimé de 1826). |
| Lien | « Mon fidèle ami » (Mémoires, livre XXIII, chapitre 20), « mon ami M. Hyde de Neuville » (livre XXVIII, chapitre 17), « l’excellent, le cordial, le courageux, l’honorable Hyde de Neuville » (lettre à Bertin, 18 juin 1832). Pour lui, une amitié « qui eut ses vicissitudes » et « que la mort seule a dénouée ». |
| Première rencontre | Cadix, début d’avril 1807, au retour de Jérusalem ; Mme de Noailles l’y avait préparé (voir la ligne « Divergence »). |
| Rencontres | Cadix (avril 1807) ; Paris, salon de Mme de Duras (juillet 1814) ; Gand (avril-juin 1815) ; Gonesse, avec le maréchal Macdonald (juillet 1815) ; la réunion Piet (1815-1816) et le comité des Huit (1820) ; l’Infirmerie Marie-Thérèse, rue d’Enfer ; Paris, mars 1828 ; réunion des pairs, où viennent les commissaires des députés (30 juillet 1830) ; préfecture de police (juin 1832) ; l’Étang, près de Sancerre (27 juillet – 6 août 1836 ; fin octobre 1847). |
| Correspondance | 5 lettres dans la Correspondance (1 écrite, 4 reçues). Conservées ou citées : billet de 1818 (« Le Conservateur se soutient ») ; lettre du 22 juin 1824 (Mémoires, livre XXVIII, chapitre 3) ; réponse de 1825 (« Bravo ! mon cher ami ») ; lettres des 15, 16 et 22 mars 1828 ; 14 juin 1841 ; août et octobre 1847 (Mayer) ; de Hyde de Neuville : un mot de 1818, la lettre de Lisbonne du 14 septembre 1823, celle du 3 juillet 1825. Voir la page des correspondances. |
| Dans les Mémoires | Livres XXIII (chapitre 20), XXVII (chapitre 10), XXVIII (chapitres 3, 16, 17), XXXI (chapitre 1), XXXII (chapitres 8, 10), XXXV (chapitres 5, 6, 24) ; nommé aussi dans le Congrès de Vérone, l’Essai sur les révolutions (note de 1826) et la Vie de Rancé. |
| La marquise de Vichet | C’est par lui que la « marquise de V… » connaît Chateaubriand : elle lui écrit le 14 novembre 1827 en parlant de « notre ami commun » ; en juin 1829, il l’invite à son mardi pour la présenter à Chateaubriand. |
| Exécuteur testamentaire | Désigné par le codicille du 22 février 1845, avec Mandaroux-Vertamy, le comte Louis de Chateaubriand et le duc de Lévis. |
| Dans les Mémoires | 10 mentions (relevé automatique) : livres XXIII (20) ; XXVII (10) ; XXVIII (3, 16, 17) ; XXXI (1) ; XXXII (8) ; XXXV (5, 24). |
| Référence | Wikidata Q3166061 |
Sa vie
Jean-Guillaume Hyde de Neuville (1776-1857), conspirateur royaliste sous le Directoire et le Consulat, exilé aux États-Unis sous l’Empire, ambassadeur à Washington puis à Lisbonne sous la Restauration, ministre de la Marine dans le ministère Martignac (1828-1829). Fidèle à la branche aînée, il refuse de servir Louis-Philippe et se retire à L’Étang, dans le Cher.
Avec Chateaubriand
Ami de toujours, il est aussi le lien avec la marquise de Vichet, qui lui écrit d’abord. En 1828, Chateaubriand obtient pour lui la Marine. Chateaubriand séjourne chez lui à L’Étang en 1836 et en 1847, au dernier voyage de sa vie.
Le conspirateur et l’exil (1789-1814)
Le comte de Marcellus rapporte, en marge du récit des journées d’octobre 1789 :
« […] c’est alors qu’un ami de l’auteur, le jeune Hyde de Neuville, tendit, au péril de sa vie, quelques gouttes d’une eau pure à cette reine de France […] »
Comte de Marcellus, Chateaubriand et son temps, 1859. · Lire le passage
Agent des émigrés sous le nom de Paul Berry, impliqué par Fouché dans l’affaire de la machine infernale (décembre 1800), il se cache près de Lyon, à Couzan, où il propage la vaccine sous le nom de docteur Roland (note de Ladreit de Lacharrière aux Cahiers de Mme de Chateaubriand). Il se cache aussi aux portes de Sancerre, chez lui :
« […] pendant le temps que je me cachais aux portes de la ville dans notre petite terre de Lestang […] »
Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. I, 1888.
C’est « là même d’où j’écris maintenant ces souvenirs », ajoute-t-il. Le 2 septembre 1803, une perquisition a lieu à Lestang. Il était passé à Londres en 1800, au moment où Chateaubriand en partait :
« J’aurais pu rencontrer Chateaubriand à Londres, et notre étroite amitié a perdu l’occasion de se nouer quelques années plus tôt […] »
Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. I, 1888.
Céleste, racontant le voyage de Lyon de 1805 avec Ballanche, écrit :
« Nous y fîmes la connaissance du bon Hyde de Neuville […] »
Céleste de Chateaubriand, Cahier rouge (Les Cahiers de Madame de Chateaubriand, 1909).
« condamné à mort pour la vingtième fois », précise-t-elle. Son éditeur y voit une confusion : recherché par la police, Hyde de Neuville ne se faisait connaître de personne, et il ne vit Chateaubriand pour la première fois qu’en Espagne. Ayant obtenu, par sa femme allée trouver Napoléon à Schœnbrunn, de partir pour l’Amérique contre un acte de soumission, il attend à Cadix, l’hiver de 1806-1807, un navire pour New York. Il y rencontre Mme de Noailles, qui attend Chateaubriand :
« Elle me parlait de lui sans cesse, et lorsque je le rencontrai peu de temps après, je crus le reconnaître sans jamais l’avoir vu. »
Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. I, 1888. · Lire le passage dans Mémoires d'outre-tombe
« M. de Chateaubriand débarqua au commencement d’avril à Cadix, de retour de la Terre sainte. Je fus de suite à lui. »
Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. I, 1888.
« Je fus frappé cependant de tout ce qui se révélait en lui à travers l’abord froid et presque roide qui lui était habituel. »
Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. I, 1888. · Lire le passage dans Gabriel Pailhès, Chateaubriand, sa femme et ses amis
Pailhès date l’arrivée à Cadix du 4 avril 1807. Hyde de Neuville reconnaîtra plus tard Mme de Noailles dans l’héroïne du Dernier Abencérage :
« Blanca y est bien l’image fidèle de l’aimable Nathalie […] »
Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. I, cité par Edmond Biré, Mémoires d’outre-tombe, t. II, 1898. · Lire le passage
L’Itinéraire ne dit rien de cette rencontre ; Cassagne s’en étonne :
« […] la rencontre de Hyde, alors qu’il commémore celle du consul et du vice-consul […] »
Albert Cassagne, La Vie politique de François de Chateaubriand, 1911. · Lire le passage
Le 2 mai 1807, Hyde de Neuville s’embarque pour New York. Revenu à la Vallée-aux-Loups, Chateaubriand songe un moment à le suivre ; Cassagne, d’après Villemain, le montre
« […] parlant même de quitter la France et d’aller, sur les traces de Hyde de Neuville, rejoindre Moreau en Amérique […] »
Albert Cassagne, La Vie politique de François de Chateaubriand, 1911. · Lire le passage

1814-1815 : le salon de Mme de Duras, Gand, Gonesse
Rentré d’Amérique, il arrive à Paris le 20 juillet 1814 :
« Je rencontrai M. de Chateaubriand dans le salon de la duchesse de Duras. »
Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. II, 1890. · Lire le passage dans Mémoires d'outre-tombe
« Je renouai bien facilement la connaissance éphémère dont madame de Noailles avait été le lien en Espagne; il en parut touché. De ce jour naquit entre nous une amitié qui eut ses vicissitudes, mais me donna de vraies jouissances […] »
Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. II, 1890.
Pendant les Cent-Jours, il arrive à Gand le 14 avril 1815, où Chateaubriand vient d’entrer au conseil du roi :
« Mon opinion, conforme à celle de M. de Chateaubriand, resserrait chaque jour les liens d’une amitié que la mort seule a dénouée. Le Roi, peu favorable à l’homme, prisait l’écrivain. »
Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. II, 1890.
Au retour, le cortège royal est arrêté près de Gonesse. Les deux récits concordent, comme le note Biré :
« […] c’étaient le maréchal Macdonald et mon fidèle ami Hyde de Neuville. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXIII, chapitre 20. · Lire le passage
« Ce ne fut pas M. de Talleyrand, mais M. de Chateaubriand que nous rencontrâmes le premier, ainsi qu’il le raconte dans les Mémoires d’outre-tombe. »
Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. II, 1890. · Lire le passage dans Mémoires d'outre-tombe
Ils venaient dire que le roi ne rentrerait pas dans Paris sans prendre Fouché pour ministre (Mémoires). Céleste, qui attend sur la route avec Mmes de Duras et de Lévis, distingue les deux messagers :
« […] le second ne disait que ce dont il était fermement convaincu […] »
Céleste de Chateaubriand, Cahier rouge (Les Cahiers de Madame de Chateaubriand, 1909).
Selon la note de Ladreit de Lacharrière, ils avaient rencontré le cortège en deçà de Louvres ; les pourparlers continuèrent le soir à Gonesse et le lendemain à Arnouville.
La Chambre introuvable (1815-1816)
Député en 1815, il siège avec Chateaubriand aux réunions du soir chez Piet, rue Thérèse, mais se sépare de lui sur la loi d’amnistie :
« […] je me séparai de M. de Chateaubriand, trop enclin, comme M. de La Bourdonnaye, aux funestes moyens de sévérité qui devaient retomber si malheureusement sur le gouvernement du Roi. »
Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. II, 1890.
Il le revoit chez Piet :
« L’indifférence mélancolique que Chateaubriand affectait dans ces réunions plus qu’il ne la ressentait réellement venait de sa nature, plus faite pour l’art et la poésie que pour l’ardeur enfiévrée que nous mettions à soutenir notre opinion. »
Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. II, 1890.
Ministre aux États-Unis (1816-1822)
Nommé ministre de France à Washington, il quitte Paris le 18 avril 1816 :
« De ce nombre, je cite M. de Bourqueney, qui m’avait été recommandé par M. de Chateaubriand. »
Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. II, 1890.

En septembre 1816, la Monarchie selon la Charte vaut à Chateaubriand d’être rayé de la liste des ministres d’État :
« Cette iniquité m’inspira une telle animadversion contre ses auteurs, que j’eus la tentation très vive de partager la disgrâce de l’illustre et éloquent défenseur de la liberté de la presse. »
Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. II, 1890.
Apprenant par les journaux que Chateaubriand vend sa bibliothèque, il écrit en secret à Bonald pour lui offrir de l’argent :
« Est-il vrai que l’auteur du Génie du christianisme n’a en ce moment d’autre ressource que la vente de sa bibliothèque? »
Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. II, 1890.
« […] je puis faire l’avance que M. de Chateaubriand me rendra quand il sera ce qu’il doit être […] »
Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. II, 1890.
Bonald lui répond que la vente de la Vallée-aux-Loups par actions a tiré l’intéressé d’affaire, et garde le secret :
« […] je regrette seulement que la personne ignore la générosité de vos sentiments à son égard […] »
Bonald à Hyde de Neuville, dans Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. II, 1890.
Chateaubriand, à qui il avait aussi écrit (« je ne date point ma lettre, mes sentiments pour vous sont sans date »), lui répond par le même courrier :
« J’ai appris par Bourqueney le bien que vous faites en Amérique. Continuez, mais ne comptez pas sur la reconnaissance des gens que vous servez. »
Chateaubriand à Hyde de Neuville, 1818, dans Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. II, 1890.
« Le Conservateur se soutient. Je suis la voix du prophète qui annonçait sa ruine à Jérusalem », poursuit le billet. Sept ans plus tard, Chateaubriand rappellera « les cinq mille francs que vous aviez mis à ma disposition » (voir plus bas, 1825).
1820-1822 : l’intimité, l’Infirmerie, le comité des Huit
Rentré en France le 1er juillet 1820 :
« Ce fut à mon retour d’Amérique qu’une véritable intimité s’établit entre M. de Chateaubriand et moi. »
Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. II, 1890.
Il se fait le commissionnaire de Céleste pour l’Infirmerie Marie-Thérèse, rue d’Enfer :
« Je cumulais, avec Hyacinthe Pilorge, le secrétaire de M. de Chateaubriand, la multiplicité de ces moyens, que M. de Chateaubriand appelait : nos complots. »
Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. II, 1890.
« Je n’ai jamais connu de visage plus souriant, plus franc dans son rire que celui de M. de Chateaubriand […] »
Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. II, 1890. · Lire le passage dans Gabriel Pailhès, Chateaubriand, sa femme et ses amis
« lorsque, dépouillant ce silence taciturne qu’il affectait souvent dans le monde, il se livrait à une sortie joyeuse. » Chez Mme Récamier, l’éditrice de ses Mémoires lui prête un rôle :
« M. Hyde de Neuville fut appelé souvent à le ramener dans les voies de la justice, à calmer les colères de son illustre ami. »
texte de l’éditrice, la vicomtesse de Bardonnet, dans Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. II, 1890.
En 1820, une « réunion des Huit » se tient chaque jour chez l’un d’eux :
« Chateaubriand, Villèle, Corbière, Castelbajac, Kergorlay, Fiévée, Roux, Laborie en faisaient partie. »
Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. II, 1890.
Reparti pour Washington (arrivé le 9 février 1821), il reçoit les lettres de Laborie :
« […] ce petit comité de huit, vous compris, auquel vous avez fait un bien incomparable en y faisant entrer Chateaubriand […] »
Laborie à Hyde de Neuville, avril 1821, dans Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. II, 1890.
« Ah ! si Hyde et Chateaubriand étaient ici ! »
Laborie à Hyde de Neuville, avril 1821 (mot de Bertin de Vaux), dans Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. II, 1890.
Le traité de commerce avec les États-Unis est signé le 24 juin 1822. De Londres, Chateaubriand écrit le 26 juillet :
« […] notre traité avec l’Amérique, qui fait grand honneur à notre ministère et à M. Hyde de Neuville […] »
Chateaubriand, Londres, 26 juillet 1822, dans le comte d’Antioche, Chateaubriand ambassadeur à Londres, 1912. · Lire le passage
Hyde de Neuville rapporte un éloge de « M. de Chateaubriand » à la tribune le 24 juillet 1822 ; Chateaubriand était alors ambassadeur à Londres. Le 17 août, Montmorency écrit à Chateaubriand :
« M. Hyde de Neuville est arrivé hier bien portant. J’ai été charmé de le voir. »
Montmorency à Chateaubriand, dans Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXVII, chapitre 10. · Lire le passage
Lisbonne (1823-1825)
Au printemps de 1823, Canning demande à Marcellus si Hyde de Neuville va être nommé à Londres. À la Chambre, le député attaque l’Angleterre ; le ministre Chateaubriand écrit à Marcellus le 21 avril :
« […] j’aurais blâmé son attaque contre l’Angleterre, et j’aurais dit des choses polies, même à M. Brougham […] »
Chateaubriand à Marcellus, 21 avril 1823, dans Marcellus, Souvenirs diplomatiques, 1858. · Lire le passage
Désigné d’abord pour Constantinople, il est nommé ambassadeur en Portugal. Le 7 juillet 1823 :
« Cette nomination de Hyde, si antianglais, donnera un nouvel accès d’humeur à.M. Canning. »
Chateaubriand à Marcellus, 7 juillet 1823, dans Marcellus, Souvenirs diplomatiques, 1858. · Lire le passage
Les lettres ne s’accordent pas sur sa route (voir la ligne « Divergence ») ; à Talaru, le 14 juillet :
« Hyde part demain pour son ambassade, il va s’embarquer à Brest sur la frégate la Cybèle […] »
Chateaubriand à Talaru, 14 juillet 1823, dans le Congrès de Vérone. · Lire le passage
De Lisbonne, pendant le siège de Cadix, il écrit à son ministre :
« […] donnez-moi le pouvoir de répondre d’une manière favorable à ce gouvernement-ci, et nous prendrons ou reprendrons le Portugal aux Anglais. »
Hyde de Neuville à Chateaubriand, Lisbonne, 14 septembre 1823, dans le Congrès de Vérone. · Lire le passage
Le 6 juin 1824, Chateaubriand est renvoyé du ministère. Le 22 juin :
« Continuez, monsieur et ancien ami, à rendre des services à votre pays, mais ne comptez pas trop sur la reconnaissance […] »
Chateaubriand à Hyde de Neuville, Paris, 22 juin 1824, dans Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXVIII, chapitre 3. · Lire le passage
Un an plus tard, le 3 juillet 1825, l’ambassadeur est rappelé à son tour :
« On me frappe parce que je vous ai suivi. »
Hyde de Neuville à Chateaubriand, 3 juillet 1825, dans Edmond Biré, Mémoires d’outre-tombe, t. IV, 1899 (appendice). · Lire le passage
« Bravo! mon cher ami, qu’ils s’en prennent à des hommes comme vous, et ils n’iront pas loin. »
Chateaubriand à Hyde de Neuville, 1825, dans Edmond Biré, Mémoires d’outre-tombe, t. IV, 1899 (appendice). · Lire le passage
La réponse continue : « Je ne puis vous offrir par quartiers les cinq mille francs que vous aviez mis à ma disposition ; mais j’ai encore quelques assiettes de porcelaine à votre service, et si vous en avez besoin, nous les vendrons. »
La « défection royaliste » (1825-1828)
La même année 1825, il fait connaître à Chateaubriand la lettre du bourreau Sanson sur la mort de Louis XVI, que celui-ci publie en note de l’Essai sur les révolutions dans ses Œuvres complètes :
« L’original même de cette lettre m’a été confié par mon digne et honorable ami M. le baron Hyde de Neuville, l’homme des sacrifices à la royauté, si bien traité par les ministres du roi. »
Chateaubriand, Essai sur les révolutions, note de 1826. · Lire le passage
Député de la Nièvre, il mène avec Chateaubriand la guerre contre Villèle. En mai 1827, il est rayé du tableau des ambassadeurs disponibles, et Chateaubriand attaque le président du conseil à la Chambre des pairs (Herriot). Contre le rétablissement de la censure, tous deux s’en prennent à Bonald, qui leur répond :
« […] le vicomte de Bonald, qu’avaient mis en cause Chateaubriand et son ami Hyde de Neuville, riposta par un écrit assez étendu […] »
Camille Latreille, Chateaubriand, 1922. · Lire le passage
Aux élections de novembre 1827 :
« Réjouissez-vous, madame: le voilà nommé dans la Mayenne. Il viendra nous aider à débarrasser la France des seuls ennemis qui restent au roi, les ministres. »
Chateaubriand à la marquise de V…, Paris, 24 novembre 1827, dans Correspondance de Chateaubriand avec la marquise de V…, publiée sous le titre Un dernier amour de René, 1903. · Lire le passage
Lamartine, cité par Biré, le place à la tête de l’opposition royaliste :
« […] que son amitié pour Chateaubriand et la fougue de son caractère avaient jeté à la tête de la défection royaliste dans la Chambre […] »
Lamartine, Histoire de la Restauration, t. VIII, cité par Edmond Biré, Mémoires d’outre-tombe, t. IV, 1899 (appendice). · Lire le passage
En janvier et février 1828, les lettres à la marquise de V… le nomment souvent :
« Savez-vous que Hyde de Neuville est ici? Je n’ose lui parler de vous […] »
Chateaubriand à la marquise de V…, Paris, 12 janvier 1828, dans Correspondance de Chateaubriand avec la marquise de V…, publiée sous le titre Un dernier amour de René, 1903. · Lire le passage
« […] nous demeurons aux deux barrières opposées de Paris. Il a bien deux vieux chevaux qui le traînent, mais qui ne peuvent suffire à ses courses. »
Chateaubriand à la marquise de V…, Paris, 5 février 1828, dans Correspondance de Chateaubriand avec la marquise de V…, publiée sous le titre Un dernier amour de René, 1903. · Lire le passage
Ministre de la Marine (mars 1828 – août 1829)
À la chute de Villèle, Chateaubriand refuse la Marine :
« M. le comte Roy me pria de lui indiquer quelqu’un qui me fût agréable et que je choisirais dans la couleur de mon opinion. Je désignai M. Hyde de Neuville. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXVIII, chapitre 16. · Lire le passage
« Soit : Hyde à la marine ; mais pourquoi Chateaubriand ne prend-il lui-même ce ministère ? »
Charles X, rapporté dans Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXVIII, chapitre 16. · Lire le passage
« Je ne voulus point accepter le département de la marine, et je le fis donner à mon ami M. Hyde de Neuville […] »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXVIII, chapitre 17. · Lire le passage
Hyde de Neuville entre au conseil au début de mars 1828. Chateaubriand veut y entrer lui-même, sans portefeuille ; Biré publie, d’après le tome III des Mémoires de Hyde de Neuville, ses trois lettres de mars :
« Si l’on fait quelque chose pour moi, l’entrée au Conseil est une réparation qui m’est due […] »
Chateaubriand à Hyde de Neuville, samedi 15 mars 1828, dans Edmond Biré, Mémoires d’outre-tombe, t. IV, 1899 (appendice). · Lire le passage
« Mon cher ami, je vous aime trop pour vous flatter. J’ai contribué à vous mettre où vous êtes; je serais au désespoir de vous y voir périr. »
Chateaubriand à Hyde de Neuville, dimanche 16 mars 1828, dans Edmond Biré, Mémoires d’outre-tombe, t. IV, 1899 (appendice). · Lire le passage
« Néanmoins, à cause de vous et pour vous seul, j’entrerai sans portefeuille, si vos collègues le veulent et montent à l’assaut. »
Chateaubriand à Hyde de Neuville, samedi 22 mars 1828, dans Edmond Biré, Mémoires d’outre-tombe, t. IV, 1899 (appendice). · Lire le passage
La combinaison échoue ; en juin, Chateaubriand accepte l’ambassade de Rome. À la marquise de V…, qui le félicite d’avoir « puissamment contribué » à la nomination, il avait écrit le 10 mars : « voilà notre ami ministre » (voir l’entrée du journal). Charles X, rapporte Biré d’après les Mémoires de Hyde de Neuville, lui promet de délivrer la Grèce :
« Que l’Angleterre veuille ou ne veuille pas, nous délivrerons la Grèce. »
Charles X à Hyde de Neuville, d’après Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. III, 1892, cité par Edmond Biré, Mémoires d’outre-tombe, 1898-1900. · Lire le passage
De Rome, Chateaubriand suit ses efforts pour le faire entrer au ministère :
« Bertin m’écrit que je suis ministre, et Hyde de Neuville presque la même chose. »
Chateaubriand à Mme Récamier, Rome, 17 février 1829, dans Amélie Lenormant, Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier, 1859, t. II. · Lire le passage
« M. Hyde de Neuville seul souhaitait et demandait ce puissant auxiliaire […] »
Villemain, M. de Chateaubriand, sa vie, ses écrits, son influence, 1858. · Lire le passage
Revenu à Paris en mai 1829 :
« De tous les ministres en place que je trouvai à Paris, excepté l’excellent M. Hyde de Neuville, pas un ne me plaisait […] »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXXI, chapitre 1. · Lire le passage
« Les opinions libérales de M. Hyde de Neuville lui étaient antipathiques […] »
Chateaubriand, sur Charles X, Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXXI, chapitre 1. · Lire le passage
Le 31 mai 1829, la marquise de V… écrit que « M. de Neuville » l’a priée de venir à son mardi pour la présenter à Chateaubriand ; il accepte la présentation par sa lettre du 9 juin. Le ministère Martignac tombe le 8 août 1829.
Juillet 1830
Député, Hyde de Neuville est l’un des cinq commissaires que la Chambre élective envoie aux pairs le 30 juillet :
« […] ces cinq commissaires furent MM. Augustin Périer, Sébastiani, Guizot, Benjamin Delessert et Hyde de Neuville. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXXII, chapitre 8. · Lire le passage
« Moi et M. Hyde de Neuville nous fûmes les seuls d’un avis contraire. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXXII, chapitre 10. · Lire le passage
Ils refusaient de déclarer qu’on ne pouvait plus s’occuper des ordonnances de révocation apportées par le duc de Mortemart. Quatorze ans plus tard, dans la Vie de Rancé :
« En quittant le Luxembourg pour la dernière fois, en 1830, je passai de même à travers le jardin solitaire, avec mon ami, M. Hyde de Neuville. »
Chateaubriand, Vie de Rancé, 1844. · Lire le passage
Les protestations de Hyde de Neuville à la Chambre des députés n’eurent pas plus d’effet que celles de Chateaubriand chez les pairs (Herriot). Il refuse de servir Louis-Philippe.
1832 : la duchesse de Berry, la préfecture de police
Le 15 mars 1832, la duchesse de Berry appelle Chateaubriand dans son conseil :
« Même communication était faite, à la même heure, à M. Hyde de Neuville et au duc de Fitz-James. »
Edmond Biré, Mémoires d’outre-tombe, t. V, 1900 (notes et appendice). · Lire le passage
Tous trois s’efforcent de la détourner de la prise d’armes ; la note rédigée par Chateaubriand, signée de Fitz-James et de Hyde de Neuville, lui est lue par Berryer en Vendée (Marcellus). Le 16 juin, ils sont arrêtés :
« […] il m’apprit que mes amis, le duc de Fitz-James et le baron Hyde de Neuville, avaient été arrêtés comme moi […] »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXXV, chapitre 5. · Lire le passage
Le procureur Hello avait trouvé leurs trois noms mêlés au procès de Berryer à Nantes (livre XXXV, chapitre 6). Biré note, d’après les Mémoires de Hyde de Neuville, que le juge d’instruction était M. Poultier, non Desmortiers. De la préfecture, Chateaubriand écrit à Bertin :
« Que va-t-on faire de moi, de l’excellent, du cordial, du courageux, de l’honorable Hyde de Neuville, vrai gibier de cachot et d’exil, qui recommence à subir, à la fin de sa vie, les persécutions que sa fidélité a éprouvées dans sa jeunesse ? »
Chateaubriand à Bertin l’aîné, 18 juin 1832, dans Edmond Biré, Mémoires d’outre-tombe, t. V, 1900 (notes et appendice). · Lire le passage
Les Débats de Bertin plaident pour les trois prisonniers :
« Nous affirmons aussi sans crainte que M. Hyde de Neuville ne conspire pas. »
Journal des Débats, juin 1832, dans Amélie Lenormant, Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier, 1859, t. II. · Lire le passage
En novembre 1832, après l’arrestation de la duchesse, Chateaubriand propose un conseil pour sa défense :
« M. le comte de Pastoret, M. Hyde de Neuville, M. de Villèle, M. Lainé, M. Royer-Collard, M. Pardessus […] »
Chateaubriand à la duchesse de Berry, dans Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXXV, chapitre 24. · Lire le passage
L’Étang, 1836 (et 1841)
En 1836, Hyde de Neuville est l’un des actionnaires de la société constituée pour acheter les Mémoires (liste relevée par Biré). L’été venu :
« Il partit le 27 juillet pour passer une dizaine de jours à l’Etang, près de Sancerre, chez son vieil ami Hyde de Neuville. »
Gilbert Mayer, Calendrier des déplacements de Chateaubriand à partir de son retour d’exil, 1946.
Mme Lenormant et Herriot le disent parti avec sa femme. Une lettre à Mme Récamier, publiée par Herriot, est datée « L’Étang, près Sancerre, 27 juillet 1836 », le jour du départ selon Mayer :
« Ce lieu-ci est très beau et je m’y plairais assez avec les excellentes personnes qui l’habitent, si je pouvais me plaire où vous n’êtes pas […] »
Chateaubriand à Mme Récamier, l’Étang, 27 juillet 1836, publiée par Édouard Herriot, Madame Récamier et ses amis.
« Nous partons décidément samedi prochain; nous serons à Paris le dimanche 7. »
Chateaubriand à Mme Récamier, Sancerre, 2 août 1836, dans Amélie Lenormant, Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier, 1859, t. II. · Lire le passage
Il quitte l’Étang le 6 août et rentre à Paris le 7 (Mayer). Cinq ans plus tard :
« Je vous admire du fond du cœur; vous prenez à tout, moi, je ne prends plus à rien […] »
Chateaubriand à Hyde de Neuville, 14 juin 1841, cité par Edmond Biré, Mémoires d’outre-tombe, t. VI, 1900. · Lire le passage
En août 1841, de Néris, il écrit à Mme Récamier qu’il s’arrêtera peut-être chez Hyde de Neuville en revenant (lettre du 12 août 1841, Papiers Récamier, BnF, NAF 14068).
Octobre-novembre 1847 : la dernière visite
Le 27 juillet 1847, Mandaroux-Vertamy écrit à Mme Récamier que Chateaubriand a le dessein « d’aller faire une visite dans quelque temps à son vieil ami M. Hyde de Neuville », qui lui en a écrit (la lettre). Le 9 août, Chateaubriand : « Je n’ai rien mandé à Hyde de Neuville qui soit plus près de la vérité ; je n’ai aucun projet » (la lettre).
« En octobre il alla faire à Hyde une dernière visite dans le Cher. De Paris, le 5, il annonce sa venue. »
Gilbert Mayer, Calendrier des déplacements de Chateaubriand à partir de son retour d’exil, 1946.
Le lundi 25 octobre (date ajoutée au crayon), Mandaroux-Vertamy écrit d’Orléans : « Nous partirons demain pour Bourges, et serons pour dîner chez M. Hyde de Neuville » (la lettre). Au retour, Chateaubriand écrit à son hôte :
« Me voilà aux confins de la Bretagne… Il n’y a rien, que moi, qui change dans tout cela; c’est un grand malheur, mais il n’y a rien à y faire… »
Chateaubriand à Hyde de Neuville, 1847, cité par André Beaunier, Trois amies de Chateaubriand, 1910. · Lire le passage
Beaunier date cette lettre du 2 octobre ; Mayer, qui a vu l’autographe, du 30 octobre. Le 3 novembre, Chateaubriand est rentré à Paris. Mayer écarte les dates de Biré (départ fin septembre, retour le 3 octobre) d’après les lettres de Chateaubriand et de Mandaroux-Vertamy.
L’exécuteur testamentaire (1845-1850)
« Cette mission pleine de confiance et d’amitié, je la donne à MM. Mandavoux-Vertamy, à M. le baron Hyde de Neuville et à mon neveu le comte Geoffroy-Louis de Chateaubriand et à M. le duc de Lévis […] »
Chateaubriand, codicille du 22 février 1845, publié par le comte d’Antioche, Chateaubriand ambassadeur à Londres, 1912. · Lire le passage
Pailhès donne la même phrase (« Cette mission de pleine confiance et d’amitié ») et date la copie des Mémoires du 25 février 1845 ; le comte d’Antioche, du 22 février. En 1849, Guizot compte sur le duc de Broglie pour obtenir des exécuteurs qu’ils empêchent la publication du livre sur Mme Récamier :
« […] croit avoir quelque action sur M. Hyde de Neuville […] »
Guizot à Mme Lenormant, 1er septembre 1849, dans Gabriel Pailhès, Du nouveau sur J. Joubert, 1900. · Lire le passage
Mme Lenormant lui écrit elle-même :
« […] je le supplie en sa qualité d’exécuteur testamentaire de M. de Chateaubriand de vouloir bien me donner les renseignemens […] »
Mme Lenormant à Hyde de Neuville, 1849, Papiers de Mme Récamier, XXIII (BnF).
En novembre 1850, les exécuteurs désavouent la Post-face de Daniélo ; Hyde de Neuville, mécontent d’un paragraphe « établissant un fait tout à fait faux à son égard », ne veut pas réclamer « par respect pour la mémoire de son ancien ami » :
« […] désire que sa signature ne paraisse pas dans la première déclaration que nous voulons faire […] »
le comte Louis de Chateaubriand à Charles Lenormant, 18 novembre 1850, Papiers de Mme Récamier, XXIII (BnF).
Herriot signale dans les papiers de Mme Lenormant trois lettres de Hyde de Neuville, dont une du 6 octobre 1850 sur la situation politique.
Sources et documents
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livres XXIII, XXVII, XXVIII, XXXI, XXXII et XXXV
Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, publiés par la vicomtesse de Bardonnet, t. I, La Révolution, le Consulat, l’Empire, Plon, 1888 (lire en ligne)
Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. II, La Restauration, les Cent-Jours, Louis XVIII, Plon, 1890 (Gallica, BnF) (lire en ligne)
Hyde de Neuville, Mémoires et souvenirs, t. III, Charles X, la duchesse de Berry, le comte de Chambord, 1892 (non consulté : cité d’après Biré)
Mémoires d’outre-tombe, éd. Edmond Biré, Paris, Garnier, 1898-1900 (notes) (lire sur le site · Internet Archive)
Les Cahiers de Madame de Chateaubriand, éd. J. Ladreit de Lacharrière, 1909 (texte de Céleste) (lire en ligne)
Amélie Lenormant, Souvenirs et correspondance tirés des papiers de Mme Récamier, 1859 (lire sur le site · Project Gutenberg)
Chateaubriand, Congrès de Vérone, 1838 ; Essai sur les révolutions, éd. de 1826 (note sur la lettre de Sanson) ; Vie de Rancé, 1844
Un dernier amour de René : correspondance de Chateaubriand avec la marquise de V…, 1903
Comte de Marcellus, Souvenirs diplomatiques, 1858 ; Chateaubriand et son temps, 1859
Comte d’Antioche, Chateaubriand ambassadeur à Londres, 1912
Gabriel Pailhès, Chateaubriand, sa femme et ses amis, 1896 ; Du nouveau sur J. Joubert, 1900
Albert Cassagne, La Vie politique de François de Chateaubriand, 1911
Villemain, M. de Chateaubriand, sa vie, ses écrits, son influence, 1858
Camille Latreille, Chateaubriand, 1922
André Beaunier, Trois amies de Chateaubriand, 1910
Gilbert Mayer, Calendrier des déplacements de Chateaubriand à partir de son retour d’exil, 1946 (faits et dates)
Édouard Herriot, Madame Récamier et ses amis, 1909 (lettre de l’Étang ; faits seulement pour son texte)
Papiers de Mme Récamier, II (NAF 14068 : lettres de Chateaubriand et de Mandaroux-Vertamy, 1841-1847) et XXIII (BnF) (lire en ligne)



