Marie-Caroline de Bourbon-Siciles, veuve du duc de Berry et mère du comte de Chambord. Son équipée vendéenne de 1832 vaut à Chateaubriand d’être arrêté ; il la défend dans son Mémoire (« Madame, votre fils est mon roi ! ») et la retrouve à Venise en 1833.
En bref
| Naissance | 5 novembre 1798 — Caserte |
|---|---|
| Mort | 17 avril 1870 — Mureck |
| Sépulture | Mureck |
| Rôle | 1832 : il la défend dans le Mémoire sur la captivité de madame la duchesse de Berry, ce qui lui vaut un procès ; 1833 : il porte ses lettres à Prague. |
| Rencontre | Septembre 1833 : il l’attend à Venise (hôtel de l’Europe), puis à Ferrare (hôtel des Trois Couronnes, 16-18 septembre), où elle le rejoint (livres XXXIX et XL). |
| Dans les Mémoires | 92 mentions (relevé automatique) : livres XIII (1) ; XXV (12) ; XXVIII (16) ; XXXIII (1) ; XXXIV (13, 15) ; XXXV (8 chapitres) ; XXXVI (1, 3) ; XXXVII (1, 3, 5, 9) ; XXXVIII (1, 3, 5) ; XXXIX (1, 2, 3, 13) ; XL (1, 3, 4, 6, 7) ; XLI (1, 4, 5) ; XLII (9) ; livre « Madame Récamier ». |
| Référence | Wikidata Q234931 |
| Correspondance | 15 lettres dans la Correspondance (8 écrites, 7 reçues). |
Sa vie
Marie-Caroline de Bourbon-Siciles (1798-1870), fille du roi de Naples, épouse en 1816 le duc de Berry, assassiné en 1820 ; elle met au monde sept mois plus tard le duc de Bordeaux, « l’enfant du miracle ». Exilée en 1830, elle tente en 1832 de soulever la Vendée pour son fils ; arrêtée à Nantes, enfermée à Blaye, elle y accouche d’une fille née d’un mariage secret avec le comte Lucchesi-Palli, ce qui ruine son crédit politique.
Avec Chateaubriand
Chateaubriand, qui avait désapprouvé l’aventure vendéenne, devient son défenseur public : Mémoire sur sa captivité (1832), « Madame, votre fils est mon roi ! », procès et acquittement (1833). Il porte ses messages à Charles X à Prague, la retrouve à Venise et à Ferrare en septembre 1833 et retourne pour elle en Bohême.
Dans les Mémoires
« Madame, votre fils est mon roi ! »
Mémoires d’outre-tombe, livre XXXV. · Lire le passage
Sources et documents
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livres XXXV, XXXIX et XL










