Mandaroux-Vertamy à Mme Récamier, 27 jt 1847
Madame.
Obligé de faire une absence de quelques jours dans l'espoir d'amener une transaction au sujet d'une affaire compliquée et majeure, je ne veux pourtant pas quitter Paris sans pourvoir à la douce tâche que vous avez daigné me confier. M. de Chateaubriand va, madame, à merveille ; il a, je crois, quelques regrets d'avoir quitté Dieppe un peu trop tôt. Son dessein est d'aller faire une visite dans quelque temps à son vieil ami M. Hyde de Neuville qui m'a écrit à ce sujet en me demandant aussi très instamment, madame, de vos nouvelles. J'ai répondu à M. de Neuville sur ces deux points qui l'occupaient également.
Daignez, madame, accueillir avec bonté et me permettre d'offrir à madame Lenormand l'hommage de mon respect le plus humble et le plus dévoué.
Mandaroux Vertamy.
27 jt 1847.