Chapitre V. Paris en 1814.- Brochure de Buonaparte et des
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Bourbons. - Émigration à Gand. - M. de Chateaubriand ministre sous Louis XVIII. - Retour à Paris.- Vente de la Vallée-au-Loup.- Lettres.
Dans l'hiver de 1813 à 1814, M. et Mme de Chateaubriand prirent un appartement rue de Rivoli, en face de la première grille du jardin des Tuileries.
On était alors dans ces terribles guerres de la fin de l'empire, dont nous n'avons pas perdu le souvenir. Malgré la gravité des événements qui se précipitaient, la vie s'écoulait pour le poète tranquille et presque facile ; car lui comme son entourage ne pouvaient croire à l'arrivée des alliés dans la capitale.
« Chaque soir, dit l'auteur des Mémoires d'outre-tombe, mes amis venaient causer chez Mme de Chateaubriand, raconter et commenter les événements de la journée. MM. de Fontanes, de Clausel, Joubert accouraient avec la foule de ces amis de passage que donnent les événements et que les événements retirent ; Mme la duchesse de Lévis, belle, paisible et dévouée, tenait fidèle compagnie à Mme de Chateaubriand. Mme la duchesse de Duras était aussi à Paris, et le vicomte allait rendre visite à Me la marquise de Montcalm, sœur du duc de Richelieu. »
Toute cette brillante société partageait la pensée du vicomte, que les alliés n'entreraient pas. Quant à lui, il était persuadé qu'une insurrection nationale mettrait fin à toutes les craintes. Fort de cette idée, il ne cessait de s'occuper d'une brochure, remède efficace, selon lui, à l'anarchie, lorsqu'elle viendrait à éclater. Or la nuit il s'enfermait à clef, mettait sous son oreiller ses précieuses paperasses et deux pistolets chargés sur sa table; il couchait entre ces deux muses.
Voici une note écrite par Mme de Chateaubriand concernant cette époque, et qui prouvera, une fois de plus, la profonde affection qu'elle avait vouée à son mari.
« M. de Chateaubriand, dit-elle, écrivait sa brochure De Buonaparte et des Bourbons. Si cette brochure avait été saisie, le jugement n'était pas douteux : la sentence était l'échafaud.
» Cependant, l'auteur mettait une négligence incroyable à la cacher. Souvent, quand il sortait, il l'oubliait sur sa table. Sa prudence n'allait jamais au delà de la mettre sous son oreiller ; ce qu'il faisait devant son valet de chambre, garçon fort honnête mais qui pouvait se laisser tenter. Pour moi, j'étais dans des transes mortelles ; aussi, dès que M. de Chateaubriand était sorti, j'allais prendre le manuscrit et je le portais sur moi. Un jour, en traversant les Tuileries, je m'aperçois que je ne l'ai plus, et bien sûre de l'avoir senti en sortant, je ne doute pas de l'avoir perdu en route. Je vois déjà le fatal écrit entre les mains de la police et M. de Chateaubriand arrêté : je tombe sans connaissance au milieu du jardin ; de bonnes gens m'assistèrent, ensuite me reconduisirent à la maison dont j'étais peu éloignée. Quel supplice lorsque, montant l'escalier, je flottais entre une crainte, qui était presque une certitude, et un léger espoir d'avoir oublié de prendre la brochure. En approchant de la chambre de mon mari, je me sentais de nouveau défaillir. J'entre enfin : rien sur la table ; je m'avance vers le lit, je tâte d'abord l'oreiller : je ne sens rien; je le soulève : je vois le rouleau de papier! Le cœur me bat chaque fois que j'y pense. Je n'ai jamais éprouvé un tel moment de joie dans ma vie. Certes, je puis le dire avec vérité, il n'aurait pas été si grand si je m'étais vue délivrée au pied de l'échaufaud ; car enfin, c'était quelqu'un qui m'était bien plus cher que moi-même que j'en voyais délivré. »
Aussi M. de Chateaubriand, en transcrivant ce passage, ajoute : « Que je serais malheureux si J'avais pu causer un moment de peine à Mme de Chateaubriand !
i l'avais pourtant été obligé, ajoute-t-il, de mettre un imprimeur dans mon secret ; il avait consenti à risquer l'affaire. D'après les nouvelles de chaque heure, il me rendait ou venait reprendre des épreuves à moitié composées, selon que le bruit du canon se rapprochait ou s'éloignait de Paris. Pendant près de quinze jours, je jouai ainsi ma vie. Cependant le cercle se resserrait autour de la capitale : à chaque instant on apprenait un progrès de l'ennemi. Pêle-mêle entraient, par les barrières, des prisonniers russes et des blessés français traînés dans des charrettes ; quelques-uns à demi morts tombaient sous les roues qu'ils ensanglantaient. Des conscrits appelés de l'intérieur traversaient la capitale en longue file, se dirigeant sur les armées. La nuit, on entendait passer sur les boulevards extérieurs des trains d'artillerie, et l'on ne savait si les détonations lointaines annonçaient la victoire décisive ou la dernière défaite. »
La guerre vint s'établir enfin aux barrières de Paris, et finit comme l'on sait.
Louis XVIII, ayant pris possession des Tuileries, ne put faire autrement que de récompenser M. de Chateaubriand de sa brochure, qui, disait-il, lui valait une armée; mais il avait peu de goût pour l'auteur, et il disait à ses familiers : « Donnez-vous de garde d'admettre jamais un poète dans vos affaires ; il perdra tout. Ces gens-là ne sont bons à rien. »
Le roi acceptait cependant son zèle et l'en félicitait même, mais il en aimait assez peu la forme.
Cependant, grâce à Mme de Duras qui avait un grand courage pour ses amis, le roi nomma Chateaubriand ambassadeur de Suède, heureux peut-être au fond de se débarrasser d'un homme si turbulent. Il le nomma aussi pair de France. Mais le nouvel ambassadeur ne put se rendre à son poste, le débarquement de l'île d'Elbe avait lieu à cette époque ; on connaît tous les détails du coup d'audace tenté par Napoléon. La cour, voyant les troupes faire défection, fut forcée de partir.
Le nouvel ambassadeur apprit tout à coup, et non sans dépit, qu'un départ secret se préparait aux Tuileries, et que le roi, la famille royale et les principaux de la cour partaient pour la frontière, dans la nuit du 19 au 20 mars. Aussi mécontent de cette fuite que blessé de n'en être pas averti, M. de Chateaubriand n'avait pourtant d'autre parti à prendre que de suivre la même route, et de retrouver, en France ou à l'étranger, les princes qu'il avait servis de ses éloquentes accusations contre l'empire. Il ne pouvait raisonnablement attendre à Paris la présence armée du maître dont il avait dénoncé la chute au monde. Son épouse, toujours attentive et dévouée, avait envoyé, le soir du 19, un domestique au Carrousel, avec ordre de ne revenir que lorsqu'il aurait la certitude de la fuite du roi. A minuit, le domestique n'étant pas rentré, le vicomte s'alla coucher.
« Je venais, dit-il, de me mettre au lit quand M. Clausel de Coussergues entra. Il nous apprit que Sa Majesté était partie et qu'elle se dirigeait sur Lille. Il m'apportait cette nouvelle de la part du chancelier, qui, me sachant en danger, violait pour moi le secret et m'envoyait douze mille francs à reprendre sur mes appointements de ministre de Suède. Je m'obstinai à rester, ne voulant quitter Paris que quand je serais physiquement sûr du déménagement royal. Le domestique envoyé à la découverte revint : il avait vu défiler les voitures de la cour. Mme de Chateaubriand me poussa dans sa voiture le 20 mars, à quatre heures du matin. J'étais dans un tel accès de rage que je ne savais où j'allais, ni ce que je faisais. Nous sortîmes par la barrière Saint-Martin. La chaussée était défoncée, le temps pluvieux, Mme de Chateaubriand souffrante ; elle regardait à tout moment par la lucarne du fond de la voiture si nous n'étions pas poursuivis. Nous couchâmes à Amiens, ensuite à Arras ; là, je tus reconnu. Ayant envoyé demander des chevaux, le 22 au matin, le maître de poste les dit retenus pour un général qui portait à Lille la nouvelle de l'entrée triomphante de l'empereur et roi à Paris. Mme de Chateaubriand mourait de peur, non pour elle, mais pour moi. Je courus à la poste, et, avec de l'argent, je levai la difficulté.
» Arrivés sous les remparts de Lille le 23, à deux heures du matin, nous trouvâmes les portes fermées; ordre était de ne les ouvrir à qui que ce soit. On ne put ou on ne voulut nous dire si le roi était entré dans la ville. J'engageai le postillon, pour quelques louis à gagner, en dehors des glacis, l'autre côté de la place, et à nous conduire à Tournai. Arrivé dans cette ville, j'appris que Louis XVIII était certainement entré dans Lille avec le maréchal Mortier, et qu'il comptait s'y défendre. Je dépêchai un courrier à M. de Blacas, le priant de m'envoyer une permission pour être reçu dans la place. Mon courrier revint avec une permission du commandant, mais sans un mot de M. de Blacas.
» Laissant Mme de Chateaubriand à Tournai, je remontais en voiture pour me rendre à Lille, lorsque le prince de Condé arriva. Nous sûmes par lui que le roi était parti, et que le maréchal Mortier l'avait fait accompagner jusqu'à la frontière. D'après ces explications, il restait prouvé que Louis XVIII n'était plus à Lille lorsque ma lettre y parvint.
» De Tournai, nous allâmes à Bruxelles.... Un ordre du roi m'appela à Gand, » qui se trouvait encombré de la nombreuse suite de la cour française.
Une plaisante aventure arriva à nos nouveaux émigrés.
« Une baronne vint trouver Me de Chateaubriand à l'auberge, écrit son mari, et nous offre un appartement chez elle ; elle nous priait avec une bonne grâce : « Vous ne ferez aucune attention, nous disait-elle, à ce que vous contera mon mari; il a la tête... vous comprenez? Ma fille aussi est tant soit peu extraordinaire ; elle a des moments terribles, la pauvre enfant, mais elle est du reste douce comme un mouton. Hélas! ce n'est pas celle-là qui me cause le plus de chagrin, c'est mon fils Louis, le dernier de mes enfants; si Dieu n'y met la main, il sera pire que son père. » Mme de Chateaubriand refusa poliment d'aller demeurer chez des personnes aussi raisonnables. »
Bientôt Louis XVIII nomma le poète, ministre de l'intérieur par intérim. On comprend que la correspondance avec les départements ne donnait pas beaucoup d'ouvrage; cependant M. de Chateaubriand était quand même retenu à son poste par ce ministère. Madame, moins occupée, profita du voisinage pour aller voir Ostende. Après ce voyage, elle fit une course à Anvers et revint par Louvain à Gand, où l'on menait l'existence de Paris ; même réunion, même réception. La belle duchesse de Lévis était la compagne assidue de Mme de Chateaubriand.
En juin 1815 eut lieu cette bataille de Waterloo, qui aura toujours un douloureux écho dans tout cœur français. La France, l'avenir, étaient rendus à la petite cour de Gand, qui reprit aussitôt le chemin de Paris. Nous rappelons encore ici que toute question politique est étrangère à notre sujet ; nous relatons des faits, voilà tout.
Le retour pour la famille de Chateaubriand ne s'effectua pas sans aventure.
« Sorti de Mons, dit M. le Ministre, nous arrivons au Cateau-Cambrésis....
» A Cambrai, il se trouva que le marquis de La Suze, maréchal-des-logis du temps de Fénelon, avait disposé des billets de logement de Me de Lévis, de Mme de Chateaubriand et du mien ; nous demeurâmes dans la rue, au milieu des feux de joie, de la foule circulant autour de nous et des habitants qui criaient : « Vive le roi ! » Un étudiant, ayant appris que j'étais là, nous conduisit à la maison de sa mère.
» De Cambrai, nous allâmes coucher à Roye ; la maîtresse de l'auberge prit Mme de Chateaubriand pour Me la Dauphine; elle fut portée en triomphe dans une salle où il y avait une table mise de trente couverts ; la salle, éclairée de bougies, de chandelles et d'un large feu, était suffocante. L'hôtesse ne voulait pas recevoir de payement, et elle disait : « Je me regarde de travers pour n'avoir pas su me taire guillotiner pour nos rois. »
Nous retrouvons Mme de Chateaubriand dans sa tranquille Vallée-au-Loup, qu'elle ne devait plus conserver longtemps.
Dans l'élévation de sa nouvelle fortune, elle est assaillie de compatriotes venus pour solliciter sa protection et celle de son auguste époux ; écoutons sa plaisante lettre :
A me Joubert, a Villeneuve
« Jeudi, 18 octobre 1816.
» Ingrats voyageurs ! comment pouvez-vous croire que j'aime autant mes ennemis que mes amis? vous à qui je ne souhaite que bonheur et prospérité, tandis qu'il n'y a pas un seul de mes ennemis que je n'étranglasse jusqu'à septante fois sept fois !
» M. de Chateaubriand a dû vous écrire hier pour réparer mes torts envers vous. Il les trouve fort grands, il dit que vous êtes trop bons ; il vous le dit peut-être dans sa lettre. Croyez à ses tendresses, mais point du tout à ses compliments. Ni vous ni moi, chère dame, ne sommes trop bonnes. Pour M. Joubert, je conviens qu'il est parfois excellentissime ; mais il y a des jours où il s'entend avec nous épouvantablement.
» Je vous dirai, pour décharger ma rage, que depuis un mois nous sommes assiégés des Bretons les plus bretonnants. Il nous en est arrivé deux avant-hier pour dîner ; c'étaient le père et le fils : le père est en enfance depuis dix ans, et le fils fou depuis qu'il est au monde. Aussi il n'y a sorte de gentillesses qu'ils n'aient faites ici tout le jour : le père courait les champs nu-tête par une pluie horrible ; le fils courait après le père et le cherchait en l'appelant comme on appelle les chiens à la chasse, et, quand il l'avait trouvé, il se perdait à son tour. Enfin, à l'heure du dîner, ils étaient perdus tous les deux, et on les chercha vainement jusqu'à sept heures du soir, qu'on les trouva gambadant dans le potager, après s'être remplis de vin comme des paniers de vendange.
» Adieu ; voilà une lettre assez longue, j'espère. Dites à M. Joubert que c'est lui qui m'a appris à ne pas répondre aux lettres qu'on m'écrit.
Un nouvel écrit de l'illustre M. de Chateaubriand, la Monarchie selon la Charte, fit écrouler encore l'échafaudage de sa brillante fortune du moment. L'ouvrage fut saisi, et le pair de France se vit rayé de la liste des ministres d'État et privé d'une place réputée jusqu'alors inamovible ; elle lui avait été donnée à Gand, et la pension attachée à cette place lui fut retirée. Il dut vendre sa chère Vallée-au-Loup et chercher un modeste appartement à Paris. Sa spirituelle compagne raconte, avec beaucoup d'entrain et de gaieté, ses difficultés du moment.
A mm Joubert
» Voilà donc M. de Chateaubriand presque décidé à retourner cet hiver dans l'exécrable Babylone. Pour moi, sauf le plaisir de vous y voir, je m'y déplairai mortellement. Chercher encore une maison, la meubler, la monter, etc., voilà bien de la besogne ; ma paresse et ma pénurie en sont également effrayées.
» Voilà le plaintif Lemoine1 qui m'écrit pour me dire qu'il ne peut nous trouver de maison à moins de trois ou quatre mille francs. S'il faut en prendre une à ce prix et payer la voiture du pair... du reste, nous irons dîner chez nos amis, et pour le vêtement, nous ferons ce qu'un honnête Breton recommandait à sa fille, qui lui demandait des chemises : « Nous nous parerons de notre modestie et de notre » innocence
(1) Lemoine, secrétaire actuel de M. de Chateaubriand, attaché jadis en la même qualité à M. de Montmorin, père de Mme de Beaumont. ↩
A m. Joubert
» Le mercredi, novembre 1817.
» Comme je devais croire qu'on obtenait tout avec des bassesses, je vous en ai fait de toute espèce pour hâter votre retour, et il faut que j'aie eu affaire à un original comme vous pour que cette manière ne m'ait pas réussi.
» Vous nous trouverez rue du Bac, n° 42, dans un hôtel de belle apparence et dans un appartement loué par Lemoine, où il ne manquait, lors de notre arrivée, qu'une cuisine, une cave , des chambres de domestiques, une remise et une des portes d'entrée. Nous avons obtenu quelques-unes de ces bagatelles, de sorte que nous sommes assez bien pour que ma pénurie ne soit pas aux abois ni ma tête à l'envers.
» J'ai grand besoin de vous ; car, depuis que je vous ai quitté, je n'ai pas dit une folie, ni une chose qui eût le sens commun, à mon aise. »
Mme de Chateaubriand eut à cette époque quelques moments de repos et de tranquillité, comme le calme qui précède l'orage. Elle put reprendre haleine et retrouver des forces pour les nouvelles luttes que l'avenir lui réservait.
Toujours intimement liée avec les excellents Joubert, elle adressait encore quelques-uns de ses charmants billets à ses amis. La santé du bon M. Joubert commençait à être chancelante et donnait des inquiétudes à son entourage. Me de Chateaubriand lui faisait de fréquentes visites. En sortant de la messe, chaque matin, elle prenait de ses nouvelles, et souvent elle passait l'après-midi dans sa chambre, charmant le cher malade par toutes les originalités et toutes les spirituelles saillies de sa verve étincelante. Elle ne se privait pas d'ailleurs de le plaisanter sur ses précautions, dont l'événement ne devait, hélas, que trop bien démontrer la nécessité. »
A m. Joubert
« Je suis sortie hier par le vent du nord, aujourd'hui je suis malade ; le Chat a aussi mal à la jambe.
» Vous vous rappelez notre neveu Blossac, que j'avais en horreur? Eh bien, il est destitué par le grand Laîné1, et cela pour avoir bien fait. C'est, je crois, la première fois de sa vie; aussi le voilà chassé et à notre charge, lui, sa femme et vingt-deux enfants qu'ils vont avoir, à présent qu'ils n'ont plus de quoi les nourrir.
(1) Alors ministre de l'intérieur. ↩
« Malgré le poids de mes maux, j'irai peut-être vous voir ce matin ; mais, comme auparavant je vais aller à confesse, je vous préviens que je vous dirai du bien de tout le monde. Vous traduirez. .
M. Joubert
« Mardi gras, 1817.
« Mille remerciements de vos grives ; elles étaient excellentes.
» Le Chat prétend qu'il vous a trouvé hier dans le meilleur état de santé possible, et qu'il n'a aperçu sur votre visage d'autre enflure que celle d'un honnête embonpoint. Pourquoi gardez-vous donc la chambre et nous envoyez-vous dire que vous êtes à l'extrémité ?
« Venez donc, si vous tenez encore me voir ; car moi, sur le bord de ma tombe, je suis bien décidée a ne plus monter vos trente-six volées d'escalier, pour garder dans son lit votre figure rubiconde. C'est dit, j'irai vous chercher à quatre heures