Garnison du régiment de Navarre (1786).
En bref
| 1786-1791 | Garnison du régiment de Navarre, où il est sous-lieutenant : un « logis » dont il ne retrouve plus la trace en 1815, et un café fréquenté avec La Martinière. |
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| Juillet 1815 | Retour de Gand : les billets de logement ont été distribués par le marquis de La Suze ; le couple et Mme de Lévis restent dans la rue jusqu’à ce qu’un étudiant les conduise chez sa mère. |
| Certitude | Certain (Mémoires, livres IV et XXIII ; Cahier rouge) ; adresses inconnues. |
Le lieu
Ville du Nord, sur l’Escaut, à la frontière des Pays-Bas autrichiens d’alors.
Histoire
Ville épiscopale puis archiépiscopale, Cambrai est la ville de Fénelon, archevêque de 1695 à 1715. Le régiment de Navarre, où Chateaubriand est sous-lieutenant, y tient garnison en 1786. Sous-lieutenant au régiment de Navarre, il y arrive en habit bourgeois et prend l’uniforme le lendemain. Un de ses beaux-frères, le vicomte de Châteaubourg, lui a donné des lettres de recommandation pour des officiers ; il est placé sous la tutelle du major, le comte d’Andrezel, le colonel étant le marquis de Mortemart.
1815 : la maison d’un étudiant
« Un étudiant, ayant appris que j’étais là, nous conduisit à la maison de sa mère. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXIII, chapitre 20. · Lire le passage
« […] je cherchai vainement mon logis du temps du régiment de Navarre et le café que je fréquentais avec La Martinière : tout avait disparu avec ma jeunesse. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXIII, chapitre 20. · Lire le passage
Ce qu’il en écrit
« Vous allez partir pour Rennes, et de là pour Cambrai. Voilà cent louis ; ménagez-les. Je suis vieux et malade ; je n’ai pas longtemps à vivre. »
Mémoires d’outre-tombe, livre III, chapitre 16 : les adieux de son père. · Lire le passage
« Arrivé en habit bourgeois au régiment, vingt-quatre heures après j’avais pris l’habit de soldat ; il me semblait l’avoir toujours porté. »
Mémoires d’outre-tombe, livre IV, chapitre 4. · Lire le passage
« Le marquis de Mortemart était colonel du régiment, le comte d’Andrezel, major : j’étais particulièrement placé sous la tutelle de celui-ci. »
Mémoires d’outre-tombe, livre IV, chapitre 4. · Lire le passage
Sources et documents
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre IV ; livre XXIII, chapitre 20
Céleste de Chateaubriand, Cahier rouge, année 1815

