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L'Enchanteur 1768—1848
Paris, rue de Rivoli - Fonds Trutat - MHNT.PHa.659.P.042

Lieux

Rue de Rivoli

194, rue de Rivoli, 75001 Paris (numéro donné par Wikipédia, à confirmer)

Appartement d’hiver loué à Alexandre de Laborde, en face de la première grille des Tuileries (1811-1814) ; il y écrit De Buonaparte et des Bourbons.

En bref

Adresse d’époqueRue de Rivoli, « en face de la première grille du jardin des Tuileries » ; l’appartement appartient à Alexandre de Laborde (Cahier rouge).
Adresse actuelleWikipédia (article « Rue de Rivoli ») indique le n° 194, « de 1812 à 1814 » (renseignement à recouper).
OccupationTrois hivers : du « commencement de l’hiver » 1811 à mai 1812 ; hiver 1812-1813 ; d’octobre 1813 au printemps 1814. Le 27 novembre 1811 est la date donnée par Mayer d’après le Cahier rouge. Les Mémoires ne mentionnent que l’hiver 1813-1814.
Avec quiCéleste ; habitués du soir en 1813 : Fontanes et Alexandre de Humboldt, puis Pasquier et Molé.
Ce qu’il y faitHiver 1813-1814 : il rédige De Buonaparte et des Bourbons, qu’il cache sous son oreiller ; Céleste porte le manuscrit sur elle.
AvantJuin-juillet 1808 : séjour de maladie à l’« hôtel de Rivoli, place du Carrousel » (autre maison, à l’autre bout de la rue).
DivergenceLes Mémoires (« Dans l’hiver de 1813 à 1814, je pris un appartement ») datent la location de 1813 ; le Cahier rouge de 1811.
CertitudeDomicile certain ; numéro 194 et dates exactes à confirmer.

Le lieu

Rive droite, le long du jardin des Tuileries.

Histoire

La rue est percée à partir de 1802 sur ordre de Bonaparte ; ses arcades uniformes sont dessinées par Percier et Fontaine. En 1813 encore, Chateaubriand n’y voit que « les arcades bâties par le gouvernement et quelques maisons isolées ».

En face des Tuileries

« Dans l’hiver de 1813 à 1814, je pris un appartement rue de Rivoli, en face de la première grille du jardin des Tuileries, devant laquelle j’avais entendu crier la mort du duc d’Enghien. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXII, chapitre 9. · Lire le passage

« On ne voyait encore dans cette rue que les arcades bâties par le gouvernement et quelques maisons isolées […] »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXII, chapitre 9. · Lire le passage

Selon Céleste : trois hivers chez Alexandre de Laborde

« Au commencement de l’hiver, nous louâmes un appartement, appartenant à Alexandre Laborde, dans la rue de Rivoli. »

Céleste de Chateaubriand, Cahier rouge. · Lire le passage dans Mémoires d'outre-tombe

« Nous passâmes à Paris l’hiver de 1813 dans l’appartement que nous avions loué dans la rue de Rivoli. Nos soirées étaient fort agréables […] »

Céleste de Chateaubriand, Cahier rouge. · Lire le passage dans Mémoires d'outre-tombe

Alexandre de Laborde (1773-1842) est le fils du banquier Jean-Joseph de Laborde, propriétaire de Méréville, où les Chateaubriand ont séjourné en 1805.

1808 : l’hôtel de Rivoli, place du Carrousel

« […] nous revînmes à Paris loger à l’hôtel de Rivoli, place du Carrousel, où commençait la rue de Rivoli […] »

Céleste de Chateaubriand, Cahier rouge.

C’est vers ce temps (« quelque mois avant ou peu de temps après ») que Girodet peint son portrait, d’après Céleste.

Chronologie des séjours

DateCe qui s’y passe
juin ou juillet 1808Gravement malade, il est ramené de la Vallée à Paris, à l’hôtel de Rivoli, place du Carrousel (Cahier rouge).
début de l’hiver 1811Location de l’appartement d’Alexandre de Laborde, rue de Rivoli (Cahier rouge).
hiver 1811-1812Premières palpitations ; on lui parle d’un « commencement d’anévrisme » (Cahier rouge). Retour à la Vallée en mai 1812.
hiver 1812-1813« Nous passâmes à Paris l’hiver de 1813 dans l’appartement que nous avions loué dans la rue de Rivoli » (Cahier rouge).
octobre 1813 – mars 1814Retour à Paris en octobre ; rédaction de De Buonaparte et des Bourbons (Mémoires, livre XXII, chapitre 9).
30 mars 1814Il assiste de là aux combats de la défense de Paris (Mémoires, livre XXII).

Sources et documents

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXII, chapitre 9
Céleste de Chateaubriand, Cahier rouge, années 1808 et 1811-1814
Les Cahiers de Madame de Chateaubriand, éd. J. Ladreit de Lacharrière, Paris, Émile-Paul, 1909 (texte de Céleste ; les notes de l’éditeur ne sont utilisées que pour les faits qu’elles signalent)
André Mayer, Chateaubriand : chronologie (1946), d’après le Cahier rouge (non consulté directement)
Wikipédia, article « Rue de Rivoli » (consulté le 31 octobre 2026 ; renseignement à recouper) (lire en ligne)

Le carrefour des rues Saint-Honoré et Saint-Florentin et la rue de Rivoli le long des Tuileries, sur l'Atlas de Jacoubet (feuille 22, vers 1836)
Le carrefour des rues Saint-Honoré et Saint-Florentin et la rue de Rivoli le long des Tuileries, sur l'Atlas de Jacoubet (feuille 22, vers 1836) — Théodore Jacoubet, Atlas général de la ville de Paris (1827-1836), Bibliothèque historique de la Ville de Paris — Wikimedia Commons (domaine public)

Quand il y vécut ou séjourna

Dans le journal

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